28 septembre 2009
Saint-Jean (Nouveau-Brunswick)
LE DISCOURS PRONONCÉ FAIT FOI
Bon après-midi, Mesdames et Messieurs. Je crois tout d’abord que nous devons tous remercier Jim Flaherty du travail qu’il a accompli à titre de ministre des Finances en cette difficile période. L’une des meilleures décisions que j’aie jamais prises a été de le convaincre d’entrer en politique fédérale. C’est formidable de vous avoir dans l’équipe. Je salue tout particulièrement aujourd’hui le nouveau député de Saint John Rodney Weston, un grand atout pour notre caucus. Je salue aussi Jim et Lynn Irving, ainsi que la direction et le personnel du chemin de fer du Sud du Nouveau-Brunswick. Merci de m’avoir fait faire cette visite, merci de l’excellent travail qui y est accompli et merci de votre hospitalité. C’est un plaisir d’être de retour au Nouveau-Brunswick, ma terre ancestrale, et d’être de retour à Saint-Jean.
Ces derniers mois, j’ai voyagé partout au pays avec un message simple : la priorité absolue de notre gouvernement est l’économie canadienne.
C’est un message que j’ai aussi transmis sur la scène internationale, plus récemment au Sommet des leaders du G20 à Pittsburgh. Parce que si nous voulons mettre la récession mondiale derrière nous, et capitaliser sur la solide position du Canada, notre engagement à l’égard de l’économie ne doit pas faiblir.
Maintenant plus que jamais, en tant que gouvernement et en tant que pays, nous devons rester concentrés, nous devons maintenir le cap.
Il y a huit mois, notre gouvernement a présenté le budget le plus précoce de l’histoire du Canada. Nous avons agi rapidement, nous avons réduit le fardeau administratif et nous avons présenté le plan de relance économique le plus ambitieux de l’histoire du pays. Notre Plan fonctionne.
En collaboration avec nos partenaires provinciaux, territoriaux et municipaux, 90 % des fonds du Plan d’action économique du Canada pour 2009-2010 ont été engagés pour des projets précis et sont mis en œuvre. Des améliorations au passage frontalier de Sault Ste Marie à un nouvel édifice à l’Université Royal Roads à Victoria, d’un nouveau port à Pangnirtung à l’infrastructure des autoroutes en Nouvelle-Écosse, des projets sont en cours de réalisation, des emplois sont créés, et des communautés partout au pays en voient les bénéfices.
Les travaux qui seront réalisés pour améliorer les terminaux et les voies ferrées du Chemin de fer du Sud du Nouveau-Brunswick au cours des deux prochaines années sont en partie financés par notre Plan d'action. Ce projet conjoint au Chemin de fer, à la province du Nouveau-Brunswick et au gouvernement fédéral créera des emplois, injectera des millions de dollars dans l’économie locale et régionale, et aidera les fabricants du Nouveau-Brunswick à distribuer leurs produits sur les marchés.
Ce n’est là que l’un des nombreux projets prévus par notre Plan d'action économique dans cette province. Ces projets créent ou maintiennent des centaines d’emplois pour les résidants du Nouveau-Brunswick, et jettent les fondations d’une solide croissance économique et d’un avenir plus fort pour cette grande province.
Aujourd’hui, notre gouvernement présente aux Canadiens et aux Canadiennes son troisième rapport sur la mise en œuvre du Plan d'action économique du Canada. Dans l’ensemble, j’ai le plaisir d’annoncer que plus de 7 500 projets d’infrastructure et de logement, ainsi que nombre d’autres mesures pour contrer la récession mondiale, vont de l’avant, partout au pays.
Il s’agit entre autres : de 4 700 projets d’infrastructure menés en partenariat avec les provinces, les territoires et les municipalités, de 1 150 projets pour des infrastructures strictement fédérales, de près de 450 projets dans des collèges et des universités, de divers investissements dans le tourisme et la culture, et d’investissements visant précisément à aider les secteurs et les communautés les plus durement touchés par la récession.
Six mois seulement après la mise en application du plan financier de deux ans, plus de quatre mille projets d’infrastructure et de logement sont en cours de construction ou de pré-construction, et ce nombre augmente chaque semaine. De plus, nous stimulons la construction pour les infrastructures les plus importantes pour les Canadiens avec le Crédit d'impôt pour l’achat d’une première habitation et le Crédit d'impôt pour la rénovation domiciliaire.
Nous prolongeons également les prestations d’assurance-emploi, nous les rendons plus accessibles, et nous améliorons les programmes d’acquisition de compétences. En conséquence : 300 000 travailleurs ont droit à jusqu’à cinq semaines d’assurance-emploi supplémentaires; près de 4 500 apprentis reçoivent des subventions pour terminer leur apprentissage; les accords de travail partagé aident à préserver 164 000 emplois; et nous prolongeons les prestations de près de 200 000 travailleurs de longue date.
Nous investissons également dans l’économie de l’avenir en améliorant l’infrastructure du savoir, augmentant les stages pour les étudiants de cycles supérieurs, et investissant dans des technologies vertes.
Le Canada est entré dans cette récession dans une position de force et cette récession n’a pas nui aux forces fondamentales de notre économie. Cette force a permis au Canada de résister à la récession plus longtemps que la plupart des autres pays, et nous a protégés contre les effets plus graves subis par d’autres. Comme l’a souligné le magazine The Economist dans une manchette mémorable, le Canada est « Un pays qui fait ce qu’il faut ! ».
D’abord, notre position financière à long terme est solide Avant la récession, nous affichions un excédent. En fait, nous avons remboursé des milliards de dollars sur la dette publique en période faste. Cela a permis à notre gouvernement de présenter l’un des plans de relance les plus importants du G7, tout en maintenant le niveau d’endettement le plus bas.
Nos taxes et nos impôts diminuent, faisant du Canada un endroit plus attrayant pour vivre, investir et faire des affaires. Notre taux d’imposition sur les investissements dans les nouvelles entreprises sera le plus bas du G7 dès l’an prochain. Et grâce à nos mesures d’allégement fiscal, et grâce au ministre Flaherty, la journée d’affranchissement de l’impôt arrive maintenant vingt jours plus tôt que lorsque nous avons pris le pouvoir en 2006.
Notre secteur financier reste solide et les banques canadiennes sont sûres et stables. Aucune banque n’a eu besoin de subventions, et trois d’entre elles figurent parmi les dix principales en Amérique du Nord.
Ces forces économiques, fiscales et financières comparatives ne passent pas inaperçues. Le Canada est en neuvième place dans la notation des économies nationales du Forum économique mondial cette année, alors qu’il était en treizième place en 2007, précédant maintenant la Grande-Bretagne, la Corée du Sud, Hong Kong et les Pays-Bas.
Mesdames et Messieurs, nos efforts portent fruits. Nous voyons une stabilisation et l’amorce d’une reprise. Une croissance économique modeste a été constatée en juin, et devrait se renforcer pendant le reste de cette année et l’année prochaine. Le marché de l’habitation est à la hausse, tout comme la confiance des consommateurs. L’emploi se stabilise. Pour la première fois en plus de trente ans, le taux de chômage au Canada est d’un point entier inférieur à celui des États-Unis.
La reprise est fragile. Malgré certaines raisons d’être optimistes, nous ne sommes pas au bout de nos peines. Beaucoup trop de Canadiens et Canadiennes sont toujours sans travail. Trop de familles sont en difficulté, et tout comme le Canada est tombé dans la récession mondiale sans que ce soit notre faute, notre reprise pourrait être mise à mal en raison d’événements survenant hors de nos frontières. C’est pourquoi il est crucial de continuer à mettre notre Plan d'action économique en œuvre, et de maintenir le cap.
Tout autre choix serait imprudent et irresponsable Et tenter de forcer la tenue d’élections inutiles et coûteuses au beau milieu de cette récession mondiale n’est pas dans le meilleur intérêt du pays.
Il y a à peine un an, les Canadiens et Canadiennes ont donné un nouveau mandat à notre gouvernement, un mandat plus fort, un mandat pour sortir le Canada de la récession mondiale, et il y a à peine quelques mois, le chef de l’opposition a voté en faveur de notre Plan d'action économique. Le fait que l’économie affiche des signes de reprise ne justifie nullement des élections forcées. C’est le moment de maintenir le cap.
Sans fléchir face à cette récession mondiale, les Canadiennes et les Canadiens ont joint leurs forces avec tous les paliers de gouvernement, et avec nos partenaires internationaux, dans un effort sans précédent pour relever les défis auxquels nous faisons face et nous assurer un avenir fait de possibilités infinies. Ensemble, nous allons finir le travail.
Merci.
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