13 octobre 2009
Vancouver (Colombie-Britannique)
LE DISCOURS PRONONCÉ FAIT FOI
Bonjour, Mesdames et Messieurs. Je tiens tout d’abord à remercier Stockwell Day, ministre responsable de la porte et du corridor, de son aimable introduction et de l’excellent travail qu’il accomplit à titre de ministre du Commerce international et ministre responsable de la porte d’entrée Asie-Pacifique et de la région de la Colombie-Britannique. Je salue mes collègues parlementaires qui représentent les basses terres continentales, James Moore, Nina Grewal et Alice Wong, ainsi que le maire Gregor Robertson et nos partenaires, le président-directeur général du Canadien Pacifique Fred Green, le président-directeur général de Port Métro Vancouver Robin Sylvester et tout leur personnel. Merci de nous accueillir.
C’est magnifique de se retrouver en Colombie-Britannique et à Vancouver, et surtout au cœur de son port. Comme vous le savez, j’ai toujours vécu dans l’intérieur. J’ai été élevé à Toronto, j’ai longtemps vécu à Calgary et maintenant à Ottawa. C’est pourquoi, je suis toujours émerveillé de voir les immenses cargos et les infrastructures spectaculaires d’un grand port.
La plupart des Canadiennes et des Canadiens apprécient la beauté et la qualité de vie à nulle autre pareille de Vancouver. Mais en vérité, la ville et son port abritent l’une des économies les plus dynamiques du monde. Comme je l’ai déjà dit et je le répète, Vancouver est la locomotive du Canada sur le Pacifique.
J’y suis venu à quelques reprises depuis que notre gouvernement a annoncé en 2006 l’Initiative de la Porte et du Corridor de l’Asie-Pacifique. C’est fantastique de voir les progrès accomplis dans les projets menés aux termes de l’initiative. Je pense à l’échangeur du pont de la rivière Pitt et de Mary Hill, au dragage du port Fraser, à l’expansion du Roberts Bank Deltaport et bien sûr au périphérique de la rive sud du Fraser. Il y a aussi des travaux en cours à Prince Rupert, au terminus nord de la porte d’entrée, de même qu’aux divers terminaux intermodaux de la ville de l’Ouest et aux grandes autoroutes qui les relient au corridor de la côte Pacifique.
Dans la tourmente de la pire récession que le monde ait connue en un demi-siècle, ces projets créent et protègent des emplois pour les Canadiens et les Canadiennes. Ils stimulent l’économie dans des communautés durement touchées par ce ralentissement. Mais ils jettent aussi les fondements de la prospérité à long terme au Canada en créant l'infrastructure qui renforcera nos liens commerciaux avec les puissances économiques émergentes de l'Asie. L’Initiative de la Porte et du Corridor de l’Asie-Pacifique est un projet de plusieurs milliards de dollars associant l’industrie, les provinces, les municipalités et le gouvernement fédéral. On devrait tous, y compris les ouvriers du port ici présents et qui travaillent dur, être très fiers de ce qui a été accompli à ce jour.
Vous devriez être emballés par ce qui nous attend, car nous faisons aujourd’hui un autre grand pas dans la réalisation de l’Initiative de la Porte et du Corridor de l’Asie-Pacifique.
Je suis en effet très heureux de vous annoncer que nous lançons aujourd’hui deux nouveaux grands projets d’infrastructure des transports dans la rive sud du port. En partenariat avec la ville de Vancouver, le Canadien Pacifique, le Canadien National et Port Métro Vancouver, nous allons éliminer les bouchons de circulation à au moins 11 passages à niveau.
En désengorgeant la circulation au croisement des rues Powell et Stewart, nous allons améliorer de façon spectaculaire les flux de gens et de marchandises. Davantage de fret circulera plus efficacement à travers le port, les bouchons de circulation seront réduits et la sécurité routière améliorée, et les véhicules d’urgence, cyclistes et piétons pourront circuler plus librement et de façon plus sécuritaire dans toute la zone. De plus, en cette difficile période de récession mondiale, ces projets d’infrastructure créeront des emplois et des débouchés d’affaires pour les fournisseurs locaux de biens et de services.
Plus important que tout, ces projets nous rapprocheront encore plus de la réalisation de l’Initiative de la Porte et du Corridor de l’Asie-Pacifique, le meilleur réseau de transport trans-Pacifique du continent. Que vous soyez mineur au Manitoba, agriculteur en Saskatchewan, exploitant de ranch en Alberta, entrepreneur forestier en Colombie-Britannique, ou tout simplement associé à la production de ressources ou de produits manufacturiers destinés à l’exportation, la porte d’entrée vous ouvrira de nouveaux et plus gros marchés. Les consommateurs en profiteront, car des réseaux de transports plus efficaces se traduisent par des réductions de coûts et des prix moins chers pour les produits importés. Mesdames et Messieurs, la vitalité de notre économie passe par le cœur du port de Vancouver, et l’Initiative de la porte d’entrée fait battre ce cœur plus fort que jamais.
Ces projets sont un complément aux vastes mesures nationales que nous prenons pour contrecarrer les effets de la récession mondiale. Aux termes du Plan d’action économique du Canada, notre gouvernement crée des emplois et stimule l’activité économique grâce à des projets d’infrastructure menés d’un océan à l’autre. Quatre-vingt-dix pour cent des crédits destinés à la relance cette année ont été engagés dans plus de 7 500 projets. Et plus de 4000 de ces projets d’infrastructure et d’habitation sont maintenant en chantier. Notre Plan d’action économique fonctionne.
Forts de ses solides bases budgétaires, de son système bancaire de calibre mondial et à l’avant-garde des autres, et de sa réaction extraordinairement rapide à la crise financière et économique qui a secoué le monde l’an dernier, le Canada a été le dernier grand pays industrialisé à entrer dans la récession, récession qui nous a moins affectés que bien d’autres pays et dont nous sortirons plus rapidement et plus fort.
Déjà, vous le savez, nous observons des signes fragiles de reprise, reprise qui devrait chez nous être plus forte que dans toutes les autres nations du G7. Mais il est aussi vrai que nous ne sommes pas encore au bout de nos peines.
Tout comme le Canada a été entraîné dans une récession dont il n’est pas responsable, sa reprise pourrait être affectée par des facteurs présents au-delà de ses frontières ou par l’instabilité politique chez lui. Voilà pourquoi nous devons maintenir le cap, nous devons continuer de mettre en œuvre notre Plan et finir de jeter les fondements de notre prospérité à venir. En nous tournant dès aujourd’hui vers l’avenir et en appuyant des projets tels que l’Initiative de la Porte et du Corridor de l’Asie-Pacifique, nous saisissons les occasions de traverser ces temps difficiles et de faire en sorte que notre pays, le Canada, en sorte plus fort que jamais.
Merci.
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