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Chaque victime compte

19 avril 2010
Ottawa (Ontario)
LE DISCOURS PRONONCÉ FAIT FOI

Bonjour.

Merci Rob Nicholson de votre introduction et de l’excellent travail que vous faites à titre de ministre de la Justice et de procureur général du Canada. Je salue aussi l’honorable John Baird, Steve Sullivan, l’Ombudsman fédéral des victimes d'actes criminels, et bien sûr tous les distingués invités de la collectivité d’application de la loi et des organisations qui œuvrent en faveur des victimes.

Et bienvenue à toutes les personnes présentes aujourd’hui pour la cinquième Semaine nationale de sensibilisation – événement créé par notre gouvernement – pour les victimes de crimes et tous ceux et celles qui travaillent si fort en leur nom.

Le travail que vous faites n’est pas facile, mais vous montrez tous les jours que chaque victime compte. Et cela sert à quelque chose. Le rôle joué par les groupes de défense des victimes a contribué de façon importante à l’élaboration des politiques de notre gouvernement dans ce domaine. Je vous remercie, les Canadiens et les Canadiennes vous remercient également, tous et toutes.

Mesdames et Messieurs, les dernières semaines ont été très frustrantes. Nous avons appris que le tueur en série Clifford Olson reçoit sa pension de vieillesse en prison. Or, il a sur les mains le sang de 11 enfants. Les contribuables paient pour son emprisonnement et la protection de la société, et lui, il reçoit sa pension pour le restant de sa vie.

C’est insultant.

Nous apprenons en outre qu’il y a trois ans, on a accordé en catimini un pardon au délinquant sexuel Graham James, qui a ruiné la vie de jeunes garçons qui ne voulaient que jouer au hockey. Il peut maintenant voyager sans avoir à admettre qu’il a un casier judiciaire.

Encore une insulte.

Mais, mes amis, c’est la loi qui le veut, cette loi écrite au cours des dernières décennies, lorsque l’indulgence était à la mode et que le souci des criminels passait avant celui des victimes.

Depuis des années, la grande majorité des Canadiens trouvent cette loi profondément choquante. Maintenant, ils la trouvent inacceptable.

Mais la loi est encore là, la loi qui permettra à Karla Homolka de demander un pardon cette année.

En fait, plus de 99 % des demandes de pardon qui atteignent l’étape de l’arbitrage sont accordées.

J’ai donc demandé à Vic Toews, ministre de la Sécurité publique, de se pencher sur ce que l’on peut faire.

Il faudra du temps. Les problèmes sont profonds. Mais nous persisterons. Il y a encore beaucoup de choses à faire pour arranger le système de justice pénale.

Notre gouvernement conservateur a toujours fait de la protection des Canadiens et des Canadiennes l’une de ses priorités absolues.

Nous avons toujours accordé la priorité à la sécurité des Canadiens et des Canadiennes qui respectent les lois.

Et nous avons toujours cru que chaque victime compte.

Voilà pourquoi, l’une des toutes premières mesures que nous avons prises en entrant en fonctions en 2006 a été de présenter la Stratégie fédérale d’aide aux victimes. Depuis, le gouvernement y a consacré plus de cinquante millions de dollars.

Nous avons créé une ressource indépendante, le Bureau de l’ombudsman fédéral des victimes d’actes criminels.

Nous avons adopté la Loi sur l'adéquation de la peine et du crime qui élimine le crédit de « deux jours pour un » accordé aux criminels qui ont été en détention provisoire.

Nous nous sommes attaqués au crime organisé, notamment au crime lié aux drogues, en instaurant des peines plus sévères.

Nous avons adopté la Loi sur la lutte contre les crimes violents qui pour la première fois protège mieux les adolescents de 14 et 15 ans contre les prédateurs sexuels.

Nous avons donné aux policiers et aux juges les outils dont ils ont besoin pour traiter avec les conducteurs aux facultés affaiblies.

Pour lutter contre la criminalité en col blanc, nous déposerons de nouveau notre projet de loi visant à durcir les peines d’emprisonnement pour ces crimes.

Chers amis, dans un Parlement minoritaire où nous devons jour après jour lutter pour chaque réforme, dans chaque chambre, voilà de bonnes réalisations et un bon départ pour accroître la sécurité des Canadiens et des Canadiennes.

Nous poursuivons nos efforts. Nous insistons pour mettre en œuvre d’importantes initiatives, comme mettre fin à la détention à domicile pour les crimes graves et abroger la clause de la dernière chance afin d’épargner aux victimes l’angoisse de revivre leurs terribles expériences.

Et, comme nous l’avons promis dans le discours du Trône, nous irons de l’avant avec plusieurs projets de loi clés.

Nous voulons donner aux policiers des pouvoirs d’enquête dignes du XXIe siècle qui sont essentiels pour résoudre les crimes et protéger les Canadiens et les Canadiennes.

Nous renforçons le système de justice pénale pour les jeunes. Nous avons présenté la Loi de Sébastien afin de pouvoir placer en détention les jeunes contrevenants violents et récidivistes en attente de procès et de permettre aux tribunaux de condamner les jeunes contrevenants reconnus coupables des crimes les plus graves à des peines appropriées.

Et nous travaillons afin de soutenir les victimes directement en facilitant l’accès des membres de leur famille aux prestations d’assurance-emploi et l’accès des travailleurs des industries sous réglementation fédérale à un congé payé. En outre, la suramende compensatoire sera obligatoire et l’argent servira à mieux financer les services aux victimes.

Chers amis, il est tout simplement inacceptable que l’adoption de ces mesures soit encore remise à plus tard ou qu’on s’y oppose. Surtout pas pendant que des meurtriers en série reçoivent des prestations de retraite et que des agresseurs sexuels en série sont graciés.

Nous devons changer la vision des gens qui croient que de telles choses sont défendables.

Je suis donc ici aujourd’hui pour demander au Parlement de reconnaître
l’importance de chaque victime, d’imposer des peines plus sévères aux criminels, de protéger les Canadiens et les Canadiennes qui respectent les lois, et enfin, d’adopter nos projets de loi essentiels en matière de justice.

Je comprends que vous avez un horaire chargé aujourd’hui et vous souhaite donc une excellente journée. Les Canadiens et les Canadiennes sont avec vous. Merci pour votre travail.

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