6 juillet 2010
Waterloo (Ontario)
LE DISCOURS PRONONCÉ FAIT FOI
Merci, Monsieur le Ministre Gary Goodyear, de votre aimable introduction. Et merci à l'Institut Perimeter de nous accueillir. Je salue par ailleurs les députés Peter Braid, Harold Albrecht et Stephen Woodworth.
Je tiens également à accueillir tout particulièrement les nombreux membres de la famille de feu Sir Frederick Banting qui ont pu se joindre à nous aujourd'hui, en dépit d’un si court préavis.
Distingués ambassadeurs, hauts commissaires, distingués invités, Mesdames et Messieurs,
J’aimerais tout d’abord profiter de l’occasion pour remercier le professeur Hawking d’avoir accepté de venir au Canada et de contribuer aux travaux de
l’Institut Perimeter. Tant à l’Institut que dans bien d’autres centres de recherche du pays, vous avez inspiré de nombreux scientifiques canadiens.
Notre pays est fier, et avec raison, des nombreuses contributions de ses chercheurs scientifiques au développement de la connaissance humaine. Ceux-ci ont en effet mis au point des technologies qui ont amélioré la qualité de vie pour des centaines de millions de gens dans le monde. Et les Canadiens et les Canadiennes ont toujours aspiré à être en tête de file des progrès.
Vous nous faites donc honneur en mettant à notre service votre intelligence prodigieuse et vos exceptionnelles créativité et curiosité scientifiques. Longtemps après votre retour à la maison, Professeur Hawking, vous continuerez de nous inspirer et de nous honorer par le Centre de recherche
de l’Institut qui porte votre nom.
Mesdames et Messieurs, c’est pour moi un grand plaisir d’être de retour à
l’Institut Perimeter, dans la région de Kitchener-Waterloo. On s’y sent au sommet d’une montagne d’où l’on peut voir une mer de possibilités.
Forte de son Université, de son Institut et du grand nombre d'entreprises de technologie qui y ont prospéré, la région de Kitchener-Waterloo est désormais largement reconnue comme un centre mondial d'excellence dans l'innovation scientifique et technologique.
Et le centre de ce noyau, pour ainsi dire, est l’entreprise Research in Motion et sa marque Blackberry.
En à peine une décennie, Mike Lazaridis, Jim Balsillie et leurs collègues ont montré comment l'innovation scientifique et technologique, combinée à des techniques de marketing sophistiquées, à des procédés industriels de pointe, et au bon vieux flair entrepreneurial, peut amener un produit de la planche à dessin à une position dominante sur le marché mondial.
C’est une réussite commerciale étonnante dont la clé est que la science fait fonctionner le commerce. Et cela est vrai pour toutes les grandes percées scientifiques de l’histoire du Canada.
Le développement du blé marquis par Sir Charles Saunders a fait la fortune de générations d'agriculteurs de l'Ouest canadien, et de tous ceux et celles qui vivaient de l’agriculture.
L'invention du téléphone par Sir Alexander Graham Bell a donné naissance à une industrie mondiale des télécommunications qui emploie aujourd'hui des millions de gens.
Et la découverte de l'insuline par Frederick Banting et son assistant Charles Best a non seulement sauvé des millions de vies, mais a aussi profité à l'industrie pharmaceutique mondiale.
De nos jours, le cycle qui comprend la découverte, le développement et la
commercialisation s’accélère et se consolide.
Les pays en développement y jouent un rôle de plus en plus grand.
Et de plus en plus, la prospérité et le potentiel des nations se mesurent à l’aune de leur expertise scientifique et technologique.
Et le Canada ne fait pas exception. Et il ne saurait en faire une.
Pour réussir et rester concurrentiels dans l'économie mondiale, nous devons investir dans les gens et les idées qui produisent la biotechnologie avancée de demain, l’aubaine pharmaceutique ou la merveille des télécommunications.
C’est pourquoi, Mesdames et Messieurs, je suis ravi d’annoncer que le gouvernement du Canada a mis sur pied le programme de bourses postdoctorales Banting. Nommé en l’honneur de l’un de nos plus grands scientifiques, il permettra de financer 70 nouvelles bourses de recherche par année.
Dans les établissements de recherche de tout le pays, il offrira aux scientifiques canadiens le soutien dont ils ont besoin pour explorer et développer leurs idées à leur plein potentiel.
Compte tenu de la mondialisation de la recherche et du développement scientifiques, le programme sera ouvert aux candidats nationaux et internationaux. Il attirera certains des meilleurs et des plus brillants esprits scientifiques de la Terre au Canada, et il soutiendra les scientifiques canadiens poursuivant leurs recherches dans des établissements étrangers.
Les bourses Banting constituent la plus récente initiative lancée dans le cadre de la Stratégie nationale des sciences et de la technologie, stratégie à long terme des plus exhaustives que j’ai dévoilée ici même il y a plus de trois ans.
Cette initiative s'ajoute aux autres éléments de la Stratégie, dont les Bourses d'études supérieures du Canada Vanier et les Chaires de recherche d'excellence mondiale du Canada.
Elles viennent également compléter une autre annonce que je fais aujourd’hui : le Canada contribuera de façon substantielle au développement scientifique et technologique en Afrique en appuyant un partenariat public-privé unique en son genre, soit l’initiative Next Einstein.
Créée par Neil Turok, directeur à l’Institut Perimeter, l’initiative Next Einstein vise à mettre sur pied un réseau panafricain de centres d’excellence en mathématiques. Il s’agit d’une approche révolutionnaire du développement. Elle vise à former les plus brillants esprits d’Afrique, de sorte qu’ils puissent jouer un rôle de chef de file dans la résolution des enjeux complexes auxquels se heurte le continent dans des domaines comme l’agriculture, la santé et les finances.
L’initiative est aussi soutenue par nos concitoyens de Research in Motion, ainsi que par des partenaires multinationaux, comme Google, Barclay’s, Nokia, la Fondation Ford et des sommités telles le professeur Hawking et
Nelson Mandela.
Je tiens à profiter de l’occasion pour remercier votre député, M. Peter Braid, qui a porté cette initiative très spéciale à mon attention à l’approche des réunions du G-8. Son enthousiasme et son soutien à l’égard du projet ont été contagieux et nous voici donc aujourd’hui à offrir des occasions aux esprits mathématiques les plus brillants de l’Afrique d’aujourd’hui et de demain.
L’histoire montre que notre monde est en train de devenir plus sécuritaire, plus sain et plus stable grâce à la distribution équilibrée du savoir scientifique et de la technologie.
L’ascension de l’humanité, qui est passée de l’ignorance et du barbarisme à la lumière et à l’égalité, a été un processus intermittent et inégal.
Mais s’il est une constante universelle au chapitre des questions humaines, c’est bien que le développement du savoir et de la technologie a toujours contribué à améliorer les conditions de vie du plus grand nombre.
C’est pourquoi notre gouvernement soutient la recherche et le développement scientifique et technologique au pays et à l’étranger.
Et c’est aussi pourquoi nous avons créé les bourses postdoctorales Banting et que nous soutenons l’initiative Next Einstein aujourd’hui.
Merci beaucoup.
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