19 octobre 2010
Ottawa (Ontario)
LE DISCOURS PRONONCÉ FAIT FOI
Bon après-midi, Mesdames et Messieurs. Merci, Commodore Hans Jung
pour cette aimable présentation. Merci !
J’aimerais saluer tous nos distingués invités aujourd’hui présents, notamment le responsable qui préside cette cérémonie.
À mes yeux, le Commodore Jung est passé un peu rapidement sur sa biographie. Il commande le Groupe des Services de santé des Forces canadiennes, en plus d’être Médecin-chef des Forces canadiennes. Né en Corée, il a gravi un à un les échelons des Forces canadiennes jusqu’à devenir le premier représentant d’une minorité visible à atteindre un grade aussi élevé parmi nos militaires. Il illustre superbement le citoyen modèle et la réussite d’un immigrant. C’est pourquoi je tiens à vous féliciter, Commodore.
C’est donc un grand honneur de me trouver avec vous tous aujourd’hui. C’est la Semaine de la citoyenneté. Voici le genre d’occasion qui rappelle à quiconque participe à la vie publique de notre pays les raisons qui l’amènent à le faire. Quelle inspiration que de rencontrer des gens profondément enracinés dans un autre pays qui se disent : « Voici l’endroit où les miens vont prospérer pendant des générations. Le Canada est le meilleur endroit pour nous », et ce, même s’ils pouvaient choisir n’importe quel autre pays au monde.
C’est véritablement inspirant. Nous le savons, le Canada est le meilleur pays du monde; mais nous vous remercions de nous le redire et d’avoir choisi notre pays. Soyez les bienvenus dans la famille canadienne !
Je sais que le processus n’a pas été facile pour vous. Beaucoup demandent à venir chez nous. Il y a eu des entrevues et de longues périodes d’attente. Je sais que vous avez dû étudier le guide du nouveau citoyen Découvrir le Canada. Vous avez déjà commencé à apprendre l’histoire, les symboles, les valeurs et les institutions qui forgent votre nouveau pays et ancrent sa société dans la liberté, la démocratie et les droits, mais aussi dans la paix, l’ordre et le sens des responsabilités.
Peut-être aimeriez-vous apprendre que, plus tôt aujourd’hui, notre gouvernement a pris part au lancement du Défi de la citoyenneté canadienne, par lequel on donne la possibilité aux élèves du secondaire d’un océan à l’autre d’étudier ce guide pour tenter de passer l’examen de citoyenneté et remporter des prix s’ils en ont bien appris leurs leçons.
Bien sûr, vous avez déjà passé et réussi cet examen. Vous avez attendu longtemps avant d’avoir votre citoyenneté. Et vous l’obtenez enfin aujourd’hui.
Mais, ce faisant, vous avez fait preuve d’une qualité importante : votre volonté de vivre selon la loi canadienne et dans le système que nous avons établi. D’abord pour devenir immigrants, puis à présent pour décrocher la citoyenneté canadienne. Je rends donc hommage à chacune et chacun d’entre vous!
Par ailleurs, Mesdames et Messieurs, je suis persuadé que vous lisez les journaux et que vous suivez l’actualité. Je sais que vous, probablement plus que quiconque, êtes préoccupés par le problème croissant que pose l’arrivée massive d’immigrants issus du passage de clandestins qui cherchent, force est de le constater, à ne pas respecter la file d’attente et à contourner le système.
Il y a plus grave : ce phénomène soulève l’obligation fondamentale d’un pays souverain, celle de contrôler sa frontière.
Je ne blâme pas les Canadiens et les Canadiennes ¬− qu’ils soient déjà établis ou qu’ils soient de nouveaux citoyens comme vous-mêmes − qui s’interrogent au sujet de ce phénomène, font preuve de cynisme et de nous demandent d’agir. Je me soucie des conséquences auxquelles nous aurons à faire face si nous n’agissons pas. Si nous ne réagissons pas avec fermeté, nous serons inévitablement confrontés à un effondrement de l’appui de la population pour notre système d’immigration. Nous avons déjà eu des échos d’une telle réaction. Et nous ne pouvons pas nous permettre une telle situation parce que jusqu’à maintenant le Canada a de la chance.
Non seulement disposons-nous, relativement parlant, du programme d’immigration le plus important au monde et du système d’accueil de réfugiés le plus généreux qui soit, mais nous bénéficions également d’un appui populaire à l’immigration sans pareil dans d’autres pays. Et cela doit demeurer ainsi. Car notre économie aura besoin de davantage d’immigrants.
Et même si ce n’était pas le cas, notre pays aura toujours besoin de davantage de gens qui, comme vous, viennent avec leurs rêves et contribuent ainsi à construire son avenir.
Nous nous devons donc d’agir.
Nous entendons agir pour restaurer la confiance qu’a la population en notre système d’immigration et en notre frontière. Nous allons agir pour que les gens qui respectent nos lois et qui suivent patiemment le processus, comme l’avez tous fait, n’aient pas à attendre davantage.
Au cours de la présente session parlementaire, nous entendons établir de nouvelles lois solides qui viendront combattre cette tendance très inquiétante marquée par l’arrivée massive de gens issus du passage de clandestins. Elles inciteront fortement ceux qui souhaitent vivre au Canada à renoncer à ce genre de comportement pour plutôt emprunter les voies d’entrée prévues, comme vous l’avez vous-mêmes fait.
Encore une fois, permettez-moi d’être le premier à vous remercier d’avoir agi en toute légalité et d’avoir choisi le Canada.
Comme l’a dit le ministre Kenney, notre pays est une terre offrant d’innombrables possibilités, en plus d’être un refuge et un bastion pour la justice, les droits de la personne et la primauté du droit. Ce Canada a été construit par nos ancêtres qui ont fait des sacrifices afin que nous puissions jouir d’une vie meilleure et qui demeuraient convaincus que nous en ferions autant pour nos enfants et nos petits-enfants.
À partir de ce jour déterminant pour vous, nous vous considérons comme Canadiens et Canadiennes, avec tous les droits et privilèges se rattachant à cette qualité.
Et nous vous demandons, à titre de nouveaux citoyens, de remplir au meilleur de vos capacités les devoirs et les responsabilités qui vous incombent maintenant.
Nous partageons le même sort et, ensemble, nous allons travailler à construire un meilleur pays.
Merci.
Dieu bénisse le Canada.
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