Bonjour Mesdames et Messieurs.
Merci John de cette aimable présentation.
Et merci à vous tous d’être venus ici aujourd’hui, à Nipigon, dans le nord de l’Ontario, pour prendre part à l’annonce d’une importante initiative environnementale qui permettra de protéger le lac Supérieur et sa rive nord.
Avant de commencer, je tiens à saluer le député provincial de Thunder Bay-Superior Nord et président du caucus du gouvernement Michael Gravelle, le grand chef King, ainsi que Pat Koval, présidente du conseil d’administration de la section canadienne du Fonds mondial pour la nature.
J’aimerais particulièrement remercier le député de Thunder Bay-Superior Nord, Joe Comuzzi. Sans ses efforts acharnés, l’annonce d’aujourd’hui n’aurait pas été possible.
Dans le discours du Trône qu’il a présenté la semaine dernière, notre gouvernement s’est donné un plan concret qu’il a intitulé Un leadership fort. Un Canada meilleur.
Ce plan repose sur cinq priorités fondamentales :
C’est cette dernière priorité qui nous amène ici aujourd’hui.
Le Canada est riche d’une beauté naturelle luxuriante partout au pays, et la rive nord du lac Supérieur ne fait pas exception.
En effet, on y trouve des falaises, des cavernes sous-marines, des langues de sable et des plages surélevées d’un attrait remarquable.
On y trouve également toutes sortes d’espèces de plantes, d’animaux et d’oiseaux terrestres et marins.
J’ai appris en outre que des pygargues à tête blanche et des faucons pèlerins nichent sur certaines îles qui longent la côte, que les truites grises et les truites mouchetées frayent par milliers dans les hauts-fonds et que les loups et les caribous sillonnent la rive.
Il ne faut pas oublier non plus les trésors archéologiques que recèle cette région : ses peintures rupestres anciennes et les mystérieux « puits de Pukaskwa », construits il y a des milliers d’années par les ancêtres des Ojibwa.
Et au large des côtes, des épaves, comme celle du célèbre Edmund Fitzgerald, gardent bien enfouis dans les bas-fonds les secrets qu’elles renferment.
Il n’est donc pas surprenant qu’une région aussi riche en trésors naturels et artificiels attire en si grand nombre des gens de tout le Canada et du monde entier.
Cela me ramène à la raison de notre présence ici.
Tout le monde s’entend pour dire qu’il faut protéger notre environnement naturel, y compris la rive nord du lac Supérieur. Notre gouvernement prend donc des mesures concrètes en ce sens, afin que les générations futures puissent en profiter.
Voilà pourquoi j’ai le plaisir d’annoncer que le gouvernement du Canada se joint au gouvernement de l’Ontario pour créer l’aire marine nationale de conservation du lac Supérieur.
L’aire proposée s’étend du cap Thunder situé à la pointe du parc provincial Sleeping Giant à l’ouest jusqu’à la pointe Bottle à l’est de la baie Terrace et s’arrête au sud à la frontière canado-américaine, qui se trouve au milieu du lac.
Cela comprend les eaux des baies Black et Nipigon, et plus de dix mille kilomètres carrés de lits de lac, d’eaux sus-jacentes, d’îles, de basses et de rives.
Ce seront les zones d’eau douce protégées les plus vastes du monde.
Les aires marines nationales de conservation font partie des sites, de plus en plus nombreux, du patrimoine national de Parcs Canada.
Non seulement cette désignation protège l’écologie naturelle de la région, mais elle donne aussi aux visiteurs la possibilité d’admirer ces lieux exceptionnels et de rencontrer les Canadiennes et les Canadiens qui y vivent.
Les aires marines nationales de conservation rendent conciliables la protection de l’environnement et l’activité économique menée de façon responsable.
Elles protègent les éléments clés de l’écosystème tout en préservant le gagne pain des résidents qui travaillent dans les industries navales comme la pêche commerciale et sportive, et le transport.
Les déchargements ainsi que l’exploration et l’extraction minière, pétrolifère et gazière seront ainsi interdits dans toutes ces zones.
L’établissement de cette zone profitera à l’économie locale en stimulant le tourisme et l’emploi.
J’ai aussi le plaisir d’annoncer aujourd’hui une entente connexe avec les Premières nations situées au nord du lac Supérieur.
Cette entente nous permettra de collaborer à la mise en œuvre d’un plan efficace visant à protéger et à interpréter le patrimoine culturel autochtone de la région.
C’est un exemple de coopération exceptionnelle entre les gouvernements fédéral et provincial, et les Premières nations.
C’est en outre l’aboutissement de plus de dix ans de travail d’équipe efficace de la part du personnel local de Parcs Canada, de responsables municipaux, de passionnés de pêche commerciale, de plaisanciers et d’autres.
C’est enfin la réalisation ultime d’un rêve que caressait ardemment Son Altesse Royale le duc d’Édimbourg et l’ancien premier ministre John Turner, représentant tous deux le Fonds mondial pour la nature, et aussi Roberta Bondar, originaire de Sault Ste. Marie et l’une des championnes ontariennes de l’initiative du Littoral du patrimoine des Grands Lacs.
L’annonce d’aujourd’hui montre tout ce qui peut être accompli lorsque des particuliers et des organisations plein de talents et dévoués s’entendent dans la poursuite d’un bel objectif commun.
Et il n’y a pas d’objectif plus digne que la protection et la préservation du milieu naturel du Canada.
Merci encore à tous ceux et celles qui ont contribué à la création de l’aire marine de conservation du lac Supérieur.
Nous avons fait en sorte que les trésors écologiques et culturels du plus grand de nos Grands Lacs et de sa rive nord soient préservés pour que nous puissions en profiter tous aujourd’hui et en faire aussi profiter nos enfants et nos petits enfants demain.
Merci beaucoup.