14 août 2008
CUPIDS (TERRE-NEUVE)
LE DISCOURS PRONONCÉ FAIT FOI
Bonjour à tous et à toutes.
Merci d’être ici aujourd'hui et merci, Loyola, de votre aimable introduction. Comme vous le savez tous, Loyola est l’un des représentants les plus dévoués et les plus efficaces de Terre-Neuve-et-Labrador que nous ayons jamais eu à Ottawa. Il a une très longue carrière en politique provinciale et fédérale, et sa contribution est considérable. Je le lui ai dit hier soir. Des collègues, des bureaucrates et l’ensemble de la communauté me le disent : c’est l’un des ministres des Pêches et Océans les plus efficaces que le pays ait jamais eu. Je veux donc le remercier pour son service auprès du gouvernement et je sais que vous voudrez le remercier pour le service qu’il rend à votre communauté.
Je tiens aussi bien sûr à saluer le responsable de l’annonce d’aujourd’hui, votre député. En tant que député d’Avalon, Fabian Manning fait un travail exceptionnel pour défendre vos intérêts. Mais il sert aussi les intérêts de tous les gens des provinces de l’Atlantique en tant que président du caucus de cette région, qui se réunira d’ailleurs au Nouveau-Brunswick un peu plus tard aujourd’hui. De plus, il sert l’ensemble de la population canadienne à titre de président de l’important Comité permanent des pêches et des océans de la Chambre des communes. C’est un atout exceptionnel pour notre caucus. Je le remercie donc et je sais que tous vos électeurs voudront aussi vous remercier, Fabian.
Je salue le maire Curran, tous les membres du comité organisateur et les représentants du Musée. Je suis très heureux d’être de retour dans la magnifique province de Terre-Neuve-et-Labrador, la province où est le Canada a vu le jour. Je ne veux pas dire seulement au sens géographique, mais également au sens historique. Comme vous le savez tous mieux que moi, c’est Jean Cabot – dont le vrai nom était, je crois, Giovanni Caboto, agent de l’Angleterre – qui a été le premier explorateur moderne à découvrir le Canada, pas loin d’ici, il y a plus de 500 ans. Et c’est ici, à Cupids, qu’a été formé le premier établissement anglais officiel sur la moitié nord du continent, il y a près de quatre siècles. Et bien sûr, il y a 59 ans, le Canada que nous connaissons et aimons est devenu entier quand les habitants de Terre-Neuve-et-Labrador ont décidé de se joindre à la Confédération. Ainsi était finalement réalisée la vision des Pères de la Confédération, par l’union de notre pays, depuis les côtes luxuriantes de l’île de Vancouver aux falaises rugueuses de la péninsule d’Avalon. Pendant trois siècles et demi, le Canada et Terre-Neuve avaient été comme des cousins éloignés, unis par une histoire et des ancêtres communs, mais séparés par la géographie et par vocation.
Alors que les habitants de Terre-Neuve et du Labrador construisaient leur colonie le long des Grands Bancs, les Canadiennes et les Canadiens développaient le continent. Mais nous avons souffert de nombre des mêmes privations et conflits et, ensemble, nous avons surmonté les grandes épreuves que l’humanité a connues pendant les deux guerres mondiales. Ainsi, lorsque Terre Neuve nous a finalement rejoints au sein de la Confédération en 1949, ce fut comme une réunion de famille. L’une des choses formidables avec les réunions de famille, c’est qu’elles rassemblent des gens qui, tout en ayant beaucoup de points communs, apportent aussi des expériences et des talents différents. Ainsi, les contributions des gens de Terre Neuve et du Labrador à la famille canadienne ont été incroyablement importantes et influentes. Je pense à la musique celtique qui met de la vie dans les pubs et les festivals de tout le pays, aux amuseurs et comédiens de calibre mondial qui mettent tous les publics en extase, sans parler des personnalités politiques plus grandes que nature comme Joey Smallwood et John Crosbie. La culture et les icônes de cette province ont été chaleureusement embrassées par toute la population canadienne, d’un océan à l’autre.
Mais c’est quelque chose d’autre qui fait aujourd’hui la réputation de Terre-Neuve-et-Labrador. Je veux parler de son économie, qui est l’une des plus prospères du pays. Elle a fait l’an dernier un bond impressionnant de neuf pour cent. Elle devrait encore être en tête du peloton l’an prochain. Après beaucoup d’adversité et des périodes difficiles, Terre-Neuve-et-Labrador se hisse au premier plan de la Fédération et contribue à bâtir un avenir meilleur et plus prospère pour tous les Canadiens. Cela était probablement inévitable, du moins selon l’un des grands humoristes de la province, Ray Guy, qui a dit un jour « Le Terre-neuvien moyen est à l’épreuve de l’eau, de la poussière, des chocs et des ondes magnétiques. Tout comme les chevaux de course sont élevés pour leurs pattes et leur endurance, le Terre-Neuvien est élevé pour sa durabilité. Le Terre-Neuvien s’en sort toujours, son secret, c’est l’endurance. »
Mesdames et Messieurs, c'est ici à Cupids qu'on trouve les racines de la résilience légendaire de la province, car c'est sur les rives de la presqu'île d'Avalon qu'en 1610, un marchand de Bristol appelé John Guy et 39 compagnons intrépides ont formé le premier établissement anglais sur ce qui serait un jour terre canadienne. Ces hommes avaient décidé de bâtir un poste avancé pour profiter des fruits du Nouveau Monde et, ce faisant, ils ont changé le cours de l’histoire. Ils ont permis à l’Angleterre de s’établir sur la moitié nord des Amériques et ont jeté les fondations de la future colonie et province de Terre-Neuve-et-Labrador. Dans deux ans, nous célébrerons officiellement le 400e anniversaire de ce moment crucial de notre histoire, le 400e anniversaire du Canada anglais.
Je suis heureux d’annoncer aujourd’hui que le gouvernement du Canada appuiera les célébrations qui refléteront l’importance de cet anniversaire. Il y aura notamment des reconstitutions historiques, dont l’arrivée impressionnante de John Guy dans l’anse de Cupper, du matériel éducatif pour faire connaître aux enfants de la province l’importance historique de l’événement, une série de festivals et de spectacles, et une conférence internationale sur les trésors archéologiques de Cupids. Tout cela s’ajoute au financement que le gouvernement a réservé en février dernier pour le centre d’interprétation de Cupids.
Mesdames et Messieurs, notre gouvernement soutient des événements comme celui-ci parce que nous jugeons important que les Canadiens et les Canadiennes connaissent et apprécient la riche histoire de notre pays. Le Canada est peut-être un pays encore jeune, mais il n’en est pas à ses premiers pas. Comme en témoignent les jalons que nous marquerons en 2010 et que nous soulignons cette année à Québec, le Canada grandit depuis quatre siècles. Nous célébrons également cette année le 250e anniversaire de l’établissement d’un gouvernement représentatif en Nouvelle Écosse, ce qui fait du Canada l’une des plus anciennes démocraties. Et bien sûr, cette année marque également la fondation de la colonie de la Couronne de la Colombie Britannique, ce qui signifie que depuis 150 ans, le Canada est devenu ce que bien peu d’autres ont réussi à faire, une nation qui s’étend littéralement d’un océan à l’autre. Dans moins de dix ans, la Confédération aura 150 ans. Il y a près de 200 pays dans le monde aujourd’hui, dont les trois quarts ont obtenu leur souveraineté nationale après nous. Seule une poignée dispose d’un cadre constitutionnel qui remonte aussi loin que 1867, sans interruption. Le Canada n’est donc pas jeune au sens d’adolescent ou d’immature. Au contraire, il est dans la fleur de l’âge, ayant été mis à rude épreuve et ayant persisté, et c’est ce que nous célébrerons dans deux ans ici à Cupids.
Merci beaucoup.
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