19 décembre 2008
WINNIPEG
Merci, James de votre aimable introduction.
Salutations au premier ministre Doer, au maire adjoint Swandel, et à tous mes collègues.
Je salue également les Amis du Musée canadien des droits de la personne et les membres de la famille Asper.
Mesdames et Messieurs, au moment de célébrer le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, il est opportun de se rassembler pour inaugurer le site du Musée canadien des droits de la personne.
La cérémonie d’aujourd’hui est un moment marquant de l’histoire des droits de la personne au Canada. Nous bâtissons ensemble un monument à la gloire des plus hauts idéaux de l’humanité que nous chérissons.
Ce monument sera opportunément érigé ici, à la fourche, un lieu traditionnel de rencontre des Peuples autochtones du Canada, où – me dit-on – ils faisaient du commerce, mais aussi où ils réglaient leurs différends de façon pacifique.
C’est dans cet édifice spectaculaire érigé sur ce site que les futures générations de Canadiens et visiteurs du monde entier pourront se familiariser avec l’histoire des droits de la personne au Canada et trouver l’inspiration pour transmettre ce fier héritage.
Pendant toute l’histoire du Canada, des vagues successives d’immigrants fuyant l’oppression, la persécution et la tyrannie
ont trouvé sur nos rives un sanctuaire, la justice et la liberté.
Ensemble, nous avons bâti le pays le plus pacifiste et le plus prospère que le monde ait jamais connu.
Notre culture politique est ancrée dans les meilleures traditions de nos peuples fondateurs, à savoir les restrictions britanniques apportées aux pouvoirs des dirigeants, restrictions inscrites dans la Magna Carta, et l’influence française sur les droits individuels figurant dans la Déclaration des droits de l’homme, auxquelles il faut ajouter les traditions de justice consensuelle et réparatrice pratiquées par les premiers peuples.
Le Canada a intégré ces idéaux dans le tissu constitutionnel de sa nation, tout d’abord dans l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, puis dans la Déclaration des droits, la Loi canadienne sur les droits de la personne et la Charte des droits et libertés. Et encore aujourd’hui, nous continuons d’améliorer et d’élargir la protection de ces droits pour que l’ensemble de la population canadienne puisse jouir de la liberté d’expression, d’assemblée et de culte, de l’égalité devant la loi et d’un gouvernement pleinement représentatif et responsable.
J’aimerais profiter de l’occasion pour remercier l’homme qui a voulu rendre hommage à la noble tradition canadienne des droits de la personne, le regretté Izzy Asper.
Ce musée, qui est la réalisation de sa vision extraordinaire,
sera le couronnement de son héritage.
Izzy disait, et je cite, « Afin de comprendre la valeur d’un pays, il faut savoir d’où il vient. »
Je tiens aussi à remercier la famille Asper des efforts inlassables qu’elle a déployés pour réaliser le rêve d’Izzy, ainsi que le premier ministre Doer et le maire Katz de leur généreux appui à cette entreprise méritoire.
Et finalement, je tiens bien sûr à remercier tous les particuliers qui ont fait des dons, des dons substantiels, pour ce projet. Souvent motivés par de profondes raisons personnelles, des milliers de Canadiennes et de Canadiens ont contribué à la réalisation du rêve d’Izzy.
Je pense notamment à Wendy Hayward-Miskiewicz de Winnipeg,
dont le fils James a été tué l’été dernier en Afghanistan. Le caporal Hayward Arnal, que son commandant qualifiait de « sans peur », a donné sa vie pour défendre les valeurs que l’on célébrera dans ce musée, soit la liberté, la démocratie et les droits de la personne.
Protégeons tous ensemble nos familles et notre avenir. Il nous incombe à tous de garder notre patrie, le Canada, glorieux et libre.
Merci beaucoup.
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