20 mars 2009
Sarnia (Ontario)
SEUL LE TEXTE PRONONCÉ FAIT FOI
Merci beaucoup. Mesdames et Messieurs, bonjour. Avant d’aller plus loin, j’aimerais remercier Pat Davidson de m’avoir accueilli parmi vous ce matin. Permettez-moi d’ailleurs, Pat, de souligner votre contribution aux délibérations du Comité permanent de la santé aussi bien que votre travail en tant que notre principal porte-parole au sein du Comité permanent de la condition féminine. Et tous ceux et celles qui se trouvent ici aujourd’hui voudront certainement se joindre à moi pour vous féliciter de la façon remarquable dont vous jouez votre rôle de députée de Sarnia-Lambton. Je salue nos homologues des autres ordres de gouvernement qui ont bien voulu être des nôtres. Je souhaite également la bienvenue aux maires, tous représentants de l’Administration du pont Blue Water, dont le président du conseil d’administration et le président-directeur général nous honorent eux aussi de leur présence. Je crois savoir aussi que Gary McDonald, le président de la Chambre de commerce, est avec nous. Soyez le bienvenu, Gary.
Mesdames et Messieurs, il y a tout juste sept semaines, notre gouvernement déposait l’un des plans budgétaires les plus importants de toute notre histoire. Je veux parler du Plan d’action économique du Canada. Conçu pour répondre à nos besoins à court terme et nous aider à atteindre nos objectifs à long terme, ce plan d’action vise à injecter rapidement des stimulants temporaires et ciblés dans l’économie canadienne. Il vient en aide aux travailleurs et aux contribuables. Il stimule la consommation. Il favorise la relance du secteur de l’habitation en aidant les acheteurs d’une première maison à entreprendre des travaux de rénovations. Il renferme des mesures importantes en vue de donner aux particuliers et aux entreprises un accès plus facile au crédit et au financement. Il prévoit des investissements stratégiques dans les travaux de recherche de pointe aussi bien que dans les secteurs et les collectivités les plus durement touchés par la crise. Et, bien sûr, il contribue à créer des emplois pour les Canadiennes et les Canadiens au moyen d’investissements dans les ponts et chaussées, les transports en commun, les citées collégiales et universitaires et d’autres infrastructures essentielles. Tous ces projets stimuleront notre économie à court terme, mais il nous faut penser aussi à notre prospérité à long terme.
C’est d’ailleurs l’un de ces projets qui nous réunit ici ce matin. Au moment de son inauguration officielle, il y a de cela 70 ans, le pont Blue Water était perçu comme un symbole d’unité et d’amitié pour nos deux nations. Voici ce qu’on pouvait lire dans un article paru le 8 octobre 1938 dans le Sarnia Canadian Observer : « Ce que les populations du Canada et des États-Unis célèbrent aujourd’hui d’un même cœur indique qu’ils ont compris que la cohabitation harmonieuse et la coopération réciproque contribuent à l’édification d’un monde plus civilisé. » Et déjà, on voyait dans ce pont un trait d’union essentiel entre les plus grands partenaires économiques qui soient. Comme le faisait remarquer l’un des principaux dignitaires, « [n]ous voici rassemblés en ce jour afin d’inaugurer un nouvel instrument de commerce dynamique entre deux membres voisins de la grande famille des nations. » Et c’est ce qu’il est demeuré.
Je suis heureux d’être ici aujourd’hui pour souligner la participation de notre gouvernement aux travaux de réfection du pont Blue Water à Point Edward, le deuxième pont commercial en importance au Canada, et un lien essentiel entre cette région et notre allié le plus important en même temps que notre plus fidèle client. Ces travaux permettront d’achever deux ans plus tôt les améliorations prévues, soit la construction de voies additionnelles, l’élargissement de l’esplanade et l’aménagement de nouveaux postes d’inspection. À long terme, la circulation des marchandises entre les entreprises canadiennes et les grands marchés du Midwest américain, notamment Chicago, Detroit et Minneapolis, s’en trouvera accélérée. Les travaux faciliteront aussi les mouvements frontaliers quotidiens qui assurent la vitalité des collectivités de part et d’autre de la frontière. À court terme, bien sûr, ces investissements créeront des emplois bien rémunérés qui seront particulièrement bienvenus en ces temps difficiles et qui font partie intégrante de notre stratégie globale en cette matière. Comme certains et certaines d’entre vous s’en souviendront, lors de mon passage à Sarnia l’été dernier, je me suis adressé à des diplômés récents du programme d’apprentissage du collège de Lambton, et je leur ai rappelé les incitatifs qu’a prévus notre gouvernement pour tous ceux et celles qui se destinent à une carrière commerciale. Et ce sont justement des apprentis comme ceux de Sarnia qui travailleront à la construction et à l’entretien de notre prochaine génération de manufactures, d’usines, d’écoles, de logements et de divers autres types d’infrastructures partout au Canada. Encore une fois, je veux qu’il soit bien clair que l’annonce d’aujourd’hui ne se limite pas strictement à la réfection d’un pont frontalier ou à la création d’emplois : il s’agit purement et simplement de notre avenir économique.
En ces temps où le monde entier lutte contre les effets de la récession, les Canadiennes et les Canadiens pensent à l’avenir. De solides bilans nous permettent d’investir partout au pays dans des initiatives génératrices d’une prospérité durable. En bâtissant dès aujourd’hui pour demain, en investissant sans attendre dans des infrastructures essentielles comme le pont Blue Water, nous saisissons au vol des possibilités de survivre à la crise actuelle et d’en sortir plus forts que jamais. Merci d’être venus.
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