24 juin 2010
Ottawa (Ontario)
LE DISCOURS PRONONCÉ FAIT FOI
Bonsoir. Nee how. Ancien premier ministre Jean Chrétien, ministres, députés et distingués invités, merci à tous de votre présence.
Merci, Monsieur le Ministre Cannon, pour votre aimable présentation. Et merci pour le travail incroyable que vous accomplissez depuis que vous faites partie de notre équipe, en particulier à titre de ministre des Affaires étrangères.
Un merci tout spécial au Conseil commercial Canada Chine pour avoir organisé le repas de ce soir, à l’occasion duquel nous célébrons le 40e anniversaire cette année de l’établissement des relations diplomatiques officielles entre nos deux pays. Je profite également de l’occasion pour saluer le travail important que vous faites en vue de favoriser le resserrement des relations commerciales entre le Canada et la Chine.
Monsieur le Président Hu, je suis très heureux de vous accueillir de nouveau au Canada. Laureen et moi sommes heureux de pouvoir faire preuve de la même hospitalité que celle que vous nous avez témoignée lors de notre séjour en Chine en décembre dernier. Les bons souvenirs de cette visite demeurent frais dans nos esprits. Je n’oublierai certes jamais nos premiers pas sur la Grande Muraille de Chine ainsi que notre visite dans la Cité interdite, qui sont de véritables merveilles du monde.
Monsieur le Président, l’arbre de l’amitié que vous avez planté à Rideau Hall est en bonne santé et a bien grandi depuis votre première visite dans notre pays il y a près de cinq ans. Il est un symbole vivant et visible de la volonté qui unit nos deux pays.
Je suis également ravi de vous informer que le pavillon du Canada à l’Expo 2010 de Shanghai a déjà accueilli plus d’un million de visiteurs. Le Canada se compte chanceux d’avoir Mark Rowswell comme commissaire général à l’Expo. Mark est une vedette du petit écran connu en Chine sous le nom de Dashan.
La visite historique de la Gouverneure générale en Chine, qui aura lieu quelques jours seulement après votre visite dans notre pays, Monsieur le Président, nous rappelle aussi le dialogue amical et fructueux que maintiennent nos deux pays.
À titre d’exemple, nous avons pris bonne note de l’ouverture d’un nouveau consulat général de la Chine à Montréal et de nouveaux bureaux commerciaux canadiens à divers endroits en Chine, ainsi que de l’attribution au Canada du Statut de destination approuvée. Tout cela devrait faire augmenter le nombre de déplacements de touristes, d’étudiants et de gens d’affaires entre nos deux pays.
En décembre, à Pékin, le Président Hu et moi avons conclu des ententes sur les changements climatiques, les ressources minérales, la culture et l’enseignement agricole. Aujourd’hui, nous sommes allés encore plus loin en signant d’autres ententes sur l’accroissement de la coopération bilatérale en matière de tourisme, de protection de l’environnement, de conservation de l’énergie et d’application de la loi. Parallèlement, les nombreux accords signés par des entreprises canadiennes et chinoises illustrent le resserrement de cette coopération commerciale en plein essor.
Je suis particulièrement heureux d’annoncer que la Chine vient d’accorder au bœuf canadien un accès progressif à son marché. Cette nouvelle est extrêmement importante pour notre industrie.
De plus, des représentants canadiens et chinois discutent à l’heure actuelle de la meilleure façon de prêter un couple de pandas géants collectivement à des zoos canadiens.
Le partenariat stratégique grandissant entre la Chine et le Canada témoigne de nos relations commerciales florissantes. Après des années de croissance saine, la Chine est désormais notre deuxième partenaire commercial en importance au chapitre des marchandises.
Durant ma visite en décembre, j’ai pu constater que la croissance stupéfiante de l’économie chinoise était partout apparente. Mais la Chine, comme le Canada, ne peut se maintenir dans l’isolement. Le moteur économique chinois a besoin d’être alimenté. Il lui faut des ressources pour alimenter et approvisionner ses usines et de la nourriture pour nourrir ses employés. Le Canada regorge de ressources naturelles et agricoles qu’il peut partager avec la Chine. La Porte et le Corridor de l’Asie Pacifique seront, dans les années à venir, la voie la plus rapide pour transporter des biens entre l’Amérique du Nord et l’Asie.
Bien entendu, même si le Canada est une superpuissance énergétique dans un monde préoccupé par les changements climatiques, il doit aussi être une superpuissance de l’énergie propre. Voilà pourquoi le gouvernement investit dans les technologies de l’énergie propre. Les technologies canadiennes peuvent contribuer à réduire l’impact sur l’environnement de la croissance rapide de la Chine.
Lorsque nous tournons notre regard vers l’avenir, nous constatons qu’il y a encore de nombreux domaines dans lesquels nous pouvons accroître nos relations commerciales de longue date. Prenons l’exemple de l’agriculture. Près d’une décennie avant que nos pays établissent officiellement des relations diplomatiques, en 1970, le premier ministre de l’époque, John Diefenbaker, a lancé une initiative connue sous le nom d’« initiative brise-glace », qui visait à fournir du blé canadien à une Chine aux prises avec une famine. Les produits agricoles canadiens, de haute qualité, demeurent une importante source de denrée alimentaire sûre et nutritive pour les consommateurs chinois. Le Canada est la meilleure option de la Chine pour le canola. Nous sommes convaincus que la récente décision d’élargir l’accord provisoire sur les importations de semences est un prélude à la réouverture complète du marché chinois.
Autrement dit, le Canada et la Chine ont des économies complémentaires, et nous sommes loin d’avoir réalisé toutes les possibilités de nos relations. La conclusion d’un accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers constituerait un important pas en avant : un tel accord donnerait aux investisseurs des deux pays la clarté et la confiance nécessaires pour poursuivre les investissements bilatéraux.
Et la décision de la Chine d’assouplir son taux de change est de bonne augure pour l’équilibre et la stabilité non seulement de nos relations commerciales, mais aussi de toute l’économie mondiale.
Mesdames et Messieurs, cette fin de semaine, à l’occasion du Sommet du G-20, nous poursuivrons sur notre lancée et donnerons suite à la volonté née de nos accords bilatéraux. Ensemble, nous pouvons montrer que nous avons la sagesse de garder nos marchés ouverts et de trouver de nouvelles façons d’accroître le commerce.
Je me réjouis également à la perspective de travailler avec le Président Hu alors que le G-20 cherche à atteindre un nouveau consensus sur la réglementation du secteur financier international.
Le Canada et la Chine cherchent tous deux à jouer un rôle de chef de file plus important dans le monde. Là encore, nous pouvons être des partenaires stratégiques efficaces.
Le Canada croit que dans le monde d’aujourd’hui, le leadership se conquiert moins par les armes que par le pouvoir économique brut et l’autorité morale dont sont investis les pays respectueux des valeurs universelles de la liberté, de la démocratie, des droits de la personne et de la primauté du droit. La Chine et le Canada ont entamé un dialogue franc sur ces valeurs. Le poursuivre nous rapprochera en tant qu’amis et partenaires.
Et il renforcera aussi notre capacité de travailler ensemble en vue d’atteindre la stabilité économique mondiale, de créer un environnement plus propre et plus sécuritaire, d’améliorer la santé et la sécurité des personnes vivant dans le monde en développement et de mener une lutte internationale plus efficace contre les terroristes et les États voyous.
Mesdames et Messieurs, comme vous le savez bien, les plus ardents défenseurs du resserrement des relations entre le Canada et la Chine sont les Canadiens d’origine chinoise, qui sont plus d’un million au pays.
Ils sont le pont stable sur lequel notre amitié s’est érigée.
C’est par le truchement d’organisations comme le Conseil commercial Canada Chine qu’ils contribueront à façonner notre destin en tant que partenaires et amis.
Monsieur le Président Hu, je vous remercie encore une fois d’avoir accepté notre invitation à visiter le Canada. Le respect que nous nous portons mutuellement grandit à chacune de nos rencontres, tout comme nos aspirations communes de consolider les relations Canada-Chine dans un monde meilleur.
Merci beaucoup. Sheh-Sheh.
Toutes les nouvelles