9 septembre 2010
Saskatoon (Saskatchewan)
LE DISCOURS PRONONCÉ FAIT FOI
Merci beaucoup, tout le monde. Merci, Peter MacKinnon, pour cette aimable présentation.
Je tiens à saluer mes collègues, la ministre Lynne Yellich ainsi que les députés Brad Trost, Randy Hoback et Kelly Block. Je suis heureux que vous soyez parmi nous. Monsieur le maire Atchison, Monsieur le maire Scarrow, Chef Lonechild, je suis également ravi de votre présence.
Distingués invités, Mesdames et Messieurs, j’ai l’immense plaisir de me trouver à Saskatoon aujourd’hui, sur le magnifique campus de l’Université de la Saskatchewan, pour soutenir une cause à laquelle tiennent de nombreux Canadiens et Canadiennes, en particulier ceux de la belle province de la Saskatchewan.
Depuis 1980, le Centre du très honorable John G. Diefenbaker pour l’étude du Canada commémore le souvenir du 13e premier ministre de notre pays. Il en a préservé les documents, les livres et les souvenirs et, grâce à des programmes de sensibilisation du public et de recherche, il renseigne les Canadiens et les Canadiennes sur les idées que préconisait l’un des plus célèbres citoyens de notre pays. L’ancienne exhortation « Faisons l’éloge des hommes illustres » a été inventée pour des hommes de la trempe de John Diefenbaker.
John Diefenbaker était animé d’une passion et d’une vision très grandes et il était doué d’un talent oratoire rarement égalé. C’était un véritable patriote canadien.
Plus important encore, il défendait vigoureusement certaines valeurs et certains principes fondamentaux de la population canadienne et du système de gouvernement canadien ainsi que de la relation entre les deux.
Aux yeux de John Diefenbaker, l’égalité de tous les Canadiens et toutes les Canadiennes devant la loi ne faisait pas de doute. Selon lui, les pouvoirs du gouvernement n’étaient pas illimités. Il croyait par-dessus tout en la liberté. Pour lui, la liberté trouvait son essence dans l’absence d’ingérence arbitraire du gouvernement dans la vie des citoyens respectueux de la loi.
Pour mettre en pratique ses idéaux, il a présenté notre première Déclaration des droits à la Chambre des communes, le jour de la fête du Canada, alors appelé fête du Dominion, en 1960. Ses grandes déclarations sont mises bien en évidence dans ce centre. Ses archives contiennent de nombreux autres précieux documents préservés par des conservateurs dévoués, on y trouve aussi un compte rendu des paroles prononcées par Diefenbaker devant le Parlement ce jour-là.
Il avait déclaré, encore une fois : « Je suis Canadien, libre de m’exprimer sans crainte, libre de pratiquer ma religion comme je l’entends, libre de défendre ce que j’estime juste, libre de m’opposer à ce que j’estime injuste, libre de choisir les dirigeants de mon pays. Je m’engage à préserver pour moi-même et pour l’humanité toute entière cet héritage de liberté. »
Que peut-on ajouter? En fait, je me souviens que, enfant, on nous faisait souvent réciter cette phrase à l’école.
Le Centre Diefenbaker joue donc un rôle national fondamental, celui de préserver cette noble aspiration. Le moment est maintenant venu d’en reconnaître officiellement la valeur.
Notre gouvernement croit que les collectivités canadiennes méritent des infrastructures fortes et modernes qui dureront des décennies. Nous savons qu’investir aujourd’hui dans les infrastructures permettra de créer des emplois et d’aider l’économie du Canada à s’engager dans la voie de l’avenir. Nous reconnaissons la responsabilité du gouvernement de préserver le patrimoine de notre pays.
J’ai donc l’immense plaisir de vous annoncer qu’en partenariat avec l’Université de la Saskatchewan, le gouvernement du Canada fera une contribution substantielle à la rénovation du Centre Diefenbaker.
L’aide de notre gouvernement permettra au centre de mieux exposer ses précieuses collections.
En fait, le gouvernement fédéral a toujours énormément investi dans le Centre Diefenbaker. John Diefenbaker avait annoncé son intention de léguer ses archives à l’Université quand il en était chancelier. Le gouvernement de l’époque avait accepté et financé la construction du centre.
Ainsi, il est tout à fait approprié que, 30 ans après l’ouverture du centre et 50 ans après l’adoption de la Déclaration des droits par John Diefenbaker, notre gouvernement continue de soutenir ce trésor national.
Il ne s’agit pas, soit dit en passant, du seul investissement que notre gouvernement ait fait en Saskatchewan ni à Saskatoon.
Il serait difficile de croire que les usagers de l’autoroute 11 n’aient pas remarqué les travaux visant son élargissement à quatre voies, entre Warman et l’autoroute 2, au sud de Prince Albert.
Notre gouvernement a aussi investi massivement dans l’amélioration de la qualité et de l’approvisionnement de l’eau à Saskatoon et dans les environs. Et pour continuer dans la même veine, un projet de lutte contre les inondations y est également mis en œuvre.
En fait, si on inclut le Centre Diefenbaker, notre gouvernement a investi dans 91 projets de la région de Saskatoon et dans près de 1100 projets dans l’ensemble de la Saskatchewan.
Ces projets s’inscrivent dans le cadre du Plan d’action économique du Canada, notre plan pour juguler la pire récession que le monde ait connue depuis la Deuxième Guerre mondiale.
Par l’intermédiaire du Plan d’action économique du Canada, notre gouvernement investit dans près de 16 000 projets d’infrastructure partout au pays. Si l’on additionne le montant total investi dans des projets d’infrastructure d’un océan à l’autre aux contributions faites par nos partenaires provinciaux, municipaux, territoriaux et privés, on obtient un montant total de près de 60 milliards de dollars. Et nous observons les retombées de ce financement.
En fait, le Canada s’est beaucoup mieux tiré d’affaire que les autres pays avancés de la récente récession mondiale.
Depuis les douze derniers mois, la création d’emploi nette s’établit à près de 400 000 nouveaux emplois pour l’économie canadienne. Mais comme vous le savez, Mesdames et Messieurs, en cette période de reprise mondiale fragile, il ne faut rien tenir pour acquis.
Nous devons maintenir le cap. Nous devons continuer de nous concentrer sur l’économie et l’emploi. C’est pourquoi nous réalisons, et nous continuerons de réaliser des investissements stratégiques comme celui-ci.
Avant de céder la parole, et sur une note plus personnelle, je tiens à remercier encore une fois les employés du centre pour leur aide inestimable dans la préparation de ma tournée nordique en 2008, année où nous avons célébré le 50e anniversaire de la fondation d’Inuvik.
Vous vous souvenez sans doute que l’existence même d’Inuvik tient de M. Diefenbaker et de sa vision d’un « Canada du Nord », une vision qui s’est révélée prophétique. Le rôle que tient ce centre dans la commémoration de cette réalisation couronnée de succès est majeur.
Mesdames et Messieurs, au nom du gouvernement et en fait de tous les Canadiens et Canadiennes, je tiens à rendre hommage au Centre Diefenbaker et à tous ceux et celles qui participent à ses travaux remarquables. Les investissements conjoints que nous y réalisons mèneront à formation d’un tout nouveau centre nouveau qui sera, j’en suis sûr, fort impressionnant. Je me réjouis à l’idée de le visiter une fois les travaux terminés.
Merci.
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