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Le PM annonce la conclusion d'un accord de principe avec la Seaspan Marine Corporation

12 janvier 2012
Vancouver-Nord (Colombie-Britannique)

Merci beaucoup.

Merci, James, pour cette aimable présentation. Je voudrais profiter de l’occasion pour offrir publiquement à James tous mes vœux à l’occasion de son récent mariage. C’est une nouvelle merveilleuse. Je salue évidemment tous mes collègues, en particulier Andrew Saxton, qui n’a pas été présenté, étant donné qu’il est maître de cérémonie. Merci Andrew pour votre excellent travail en tant que secrétaire parlementaire du Conseil du Trésor, en mon nom personnel et celui de tous les citoyens de Vancouver-Nord. Je sais qu’ils apprécient ce que vous faites. Merci beaucoup. Je me réjouis de voir mes collègues en aussi grand nombre : John Weston, député de la circonscription où nous nous trouvons, ainsi que la députée Cathy McLeod, la ministre Lynne Yelich et la sénatrice Yonah Martin.

Mesdames et messieurs, distingués invités, c’est un plaisir d’être ici sur la rive nord. Je voudrais d’abord remercier le PDG de la Seaspan Marine Corporation, Jonathan Whitworth, et surtout chacun d’entre vous, gestionnaires, propriétaires et, bien entendu, employés de la Seaspan Marine Corporation, de nous accueillir aujourd’hui. Pour l’occasion, il est tout à fait approprié de nous réunir dans cette partie véritablement historique de cette grande ville côtière de la C.-B. On construit des navires à Vancouver-Nord depuis plus de 100 ans. Et je suis heureux de vous dire qu’ici, dans le centre traditionnel de l’industrie de la construction navale de la côte ouest du Canada, vous entamerez un nouveau chapitre dans la brillante histoire maritime de cette entreprise.

Célèbre et vitale pour le Canada, l’industrie de la construction navale est bien entendu un puissant moteur économique, par moments du moins. Plus tard, j’en dirai davantage sur le caractère cyclique de la construction navale. Mais d’abord, je veux vous parler du plan que notre gouvernement a élaboré pour cette industrie.

Notre plan assurera 30 ans de stabilité aux constructeurs navals d’un bout à l’autre du pays et fournira à la prochaine génération du personnel de la marine et de la garde côtière de ce pays l’équipement dont elle aura absolument besoin pour accomplir son travail. Aujourd’hui, nous avons annoncé une entente cadre avec le chantier Irving Shipbuilding Inc. à Halifax. Cette entente définit les conditions dans lesquelles l’entreprise participera à la stratégie nationale d'approvisionnement en matière de construction navale du Canada. J’ai le plaisir d’annoncer maintenant une entente similaire qui fait de la Seaspan Marine Corporation de Vancouver-Nord un partenaire dans le cadre de notre stratégie nationale d'approvisionnement en matière de construction navale.

Permettez-moi simplement de répondre à une question avant quelle soit posée : pourquoi la Seaspan Marine Corporation? Parce qu’elle l’a bien mérité. Parce que, à l’instar d’Irving Shipbuilding Inc. en Nouvelle-Écosse, la Seaspan Marine Corporation a remporté un processus de sélection transparent de façon juste et loyale. J’insiste sur ce point, car, si vous lisez les journaux, vous savez que certains acteurs de la scène politique, notamment le chef national du NPD, ne voulaient pas d’appel d’offres. Nous comprenons tous qu’il est tentant de faire feu de tout bois avec des projets d’une telle envergure, mais c’est à cause de ce genre de manigances politiques avec des achats militaires que notre marine et notre garde côtière se sont retrouvées avec des navires qu’il aurait fallu remplacer il y a des années. Ces manigances politiques causent d’ailleurs les périodes successives d’expansion et de ralentissement que connaît trop bien l’industrie. C’est pourquoi notre gouvernement, dans le cadre de sa stratégie nationale d’approvisionnement à long terme en matière de construction navale, a élaboré un processus d’évaluation indépendante. Pour ces contrats, nous avons lancé le processus d’appels d’offres le plus ouvert, équitable et transparent jamais tenu à ce jour. Nous nous sommes assurés que tout le monde comprenait les règles. En fait, les chantiers navals ont participé à l’élaboration des règles. On a dit aux lobbyistes de se tenir à distance. Les campagnes publicitaires accrocheuses ont été ignorées par les juges, puis les soumissions ont été évaluées sur la base du mérite et seulement du mérite. C’est le mérite qui a permis à la Seaspan Marine Corporation d’obtenir le contrat, et elle devrait en tirer une immense fierté.

Aujourd’hui, nous entreprenons les premières démarches pour mettre en œuvre ce programme. Cette entente permettra à la Seaspan Marine Corporation de recevoir les premières commandes portant sur la construction d’au moins sept navires pour la Garde côtière canadienne et la Marine royale canadienne. Ces travaux stimuleront l’emploi et la croissance à Vancouver-Nord et dans bien d’autres communautés pendant de nombreuses années. Je vais maintenant vous raconter une petite histoire sur Vancouver-Nord. Certains la connaissent peut-être déjà. Des centaines de navires de toutes sortes ont été construits près d’où nous sommes : petits navires de guerre, navires de la victoire, navires côtiers, remorqueurs et traversiers. Mais un en particulier, la goélette St-Roch de la GRC, est passé à l’histoire. La goélette, qui a entrepris son premier voyage en 1928 à environ un mile d’ici, s’est distinguée des années plus tard en devenant le premier navire à naviguer le passage du Nord-Ouest, d’ouest en est. Elle y a mis deux ans, et la traversée n’a pas été de tout repos. Mais vos prédécesseurs l’ont construite de façon robuste, à l’image de Vancouver, et elle a réussi. Aujourd’hui, dans un bel exemple d’histoire qui se répète, l’un des navires de la Garde côtière canadienne qui sera construit ici, ici même en fait, est le brise-glace polaire John G. Diefenbaker. À tous les égards possibles, sauf un, il sera bien différent de la goélette St-Roch. Le brise-glace John G. Diefenbaker sera fait d’acier, non de bois, et sera quatre fois plus long, 60 fois plus gros et 500 fois plus puissant. Plutôt que de se frayer un chemin autour des radeaux de glace, le brise-glace coupera à travers huit pieds de glace solide à une vitesse de trois nœuds. Et il ne lui faudra pas deux ans pour traverser l’Arctique. À partir de Nanisivik, il atteindra le pôle Nord en seulement deux semaines. Cependant, à un égard très important, il sera exactement comme la goélette St-Roch. Il constituera lui aussi un élément essentiel de la politique sur l’Arctique, à savoir l’expression concrète de notre volonté indéfectible de défendre la souveraineté du Canada dans le Nord.

Aujourd’hui, je veux que vous sachiez que les travaux qui résulteront de cette entente représenteront bien plus qu’un chèque de paie, qui n’a rien de mal en soi. Il s’agit de travaux d’importance nationale, et lorsque vous verrez les magnifiques navires que vous aurez construits, qui transporteront le drapeau du Canada jusqu’aux extrémités de la Terre, vous serez fiers de votre contribution.

Permettez-moi de dire quelques mots sur l’avenir de la construction navale au Canada. Comme je l’ai dit, un flux irrégulier de commandes a causé des périodes successives d’expansion et de ralentissement dans cette industrie. Les chantiers navals sont devenus très efficaces, puis ont dû fermer faute de travail, et tout le monde en a souffert. Le pays a perdu des biens stratégiques vitaux et des hommes et femmes compétents ont perdu un emploi bien rémunéré; ceux qui le pouvaient sont partis. Des compétences ont bel et bien été perdues, parfois pour de bon. Des communautés aussi durement touchées mettent des années à s’en remettre. Or il y a un meilleur moyen de faire les choses, à savoir notre stratégie d’approvisionnement en matière de construction navale, qui nous permettra de rebâtir la quasi-totalité des flottes de la Garde côtière canadienne et de la Marine royale canadienne. En effet, il s’agit du plus grand investissement dans le matériel jamais entrepris par le gouvernement du Canada. Il créera sur 30 ans quelque 75 millions d'heures-personnes de travail. Cela se traduira par environ 4 000 emplois sur la côte Ouest, et pas seulement ici à Vancouver-Nord soit dit en passant, mais aussi dans les chantiers navals de Victoria, de Nanaimo et de Port Alberni. Par ailleurs, tous les chantiers canadiens pourront, en temps et lieu, soumissionner pour des contrats de maintenance, par exemple l’extension de la durée de vie, le radoub et la réparation de ces navires. Et il y a plus.

116 autres petits navires seront construits. Les autres constructeurs navals canadiens auront l’occasion de soumissionner pour ces contrats. Aujourd’hui est donc, à tous les points de vue, un grand jour, un très grand jour pour la Marine royale canadienne, la Garde côtière canadienne, la Colombie-Britannique, le Canada, et bien entendu, Seaspan. Seaspan est certes une nouvelle entreprise, mais son impressionnant arbre généalogique affiche des noms remontant aux premiers jours de l’industrie de la construction navale sur la côte Ouest. J’ai été très étonné d’apprendre que des chalutiers construits par vos prédécesseurs il y a 100 ans sillonnent encore la mer. Je sais donc que nous avons choisi le bon partenaire. Tout ce que nous vous demandons, c’est de construire des navires comme vous l’avez toujours fait, c’est-à-dire les construire pour durer. Et je suis convaincu que vous le ferez.

Félicitations encore une fois. J’ai bien hâte de travailler avec vous.


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