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Déclaration du Premier ministre du Canada à la Conférence de Montréal

11 juin 2012
Montréal (Québec)
LE DISCOURS PRONONCÉ FAIT FOI

Le Premier ministre Stephen Harper a prononcé le discours suivant à la Conférence de Montréal :

« Merci beaucoup.

« Bonjour tout le monde.

« Comme Premier ministre du Canada, c’est toujours un grand plaisir d’accueillir nos amis à Montréal, une ville reconnue mondialement pour sa créativité et son dynamisme.

« Je tiens d’abord à remercier monsieur Desmarais pour son aimable présentation. Je voudrais aussi féliciter les organisateurs de la Conférence de Montréal.

« Ces derniers ont réalisé encore une fois cette année un travail absolument remarquable et je vous demanderais d’applaudir chaleureusement un homme d’une grande vision, le président-fondateur de la Conférence de Montréal, Monsieur Gil Rémillard.

« Je veux aussi souligner la présence de plusieurs entreprises canadiennes qui contribuent à faire de cette conférence un grand succès année après année.

« Comme elle le fait tous les ans, la conférence aborde un certain nombre de sujets brûlants liés à la situation économique internationale.

« Et le thème qui retient le plus notre attention, encore une fois cette année, c’est évidemment l’instabilité de l’économie mondiale.

« La crise économique mondiale, dont nous continuons à ressentir les effets, a levé le voile sur les problèmes les plus fondamentaux des économies occidentales.

« Dans ce contexte, le Canada demeure dans une position très avantageuse.

« Ceci dit, le Canada fait indéniablement partie de l’économie mondiale et, par conséquent, il se trouve parfois à la merci de ses problèmes, tout particulièrement ces jours-ci de la crise dans la zone euro.

« Je note avec encouragement l’entente conclue entre les pays européens pour assurer le financement du système bancaire espagnol.

« C’est le type d’action, prise par les Européens eux-mêmes, que le Canada favorise.

« Il s’agit du genre de mesures que les Européens peuvent et doivent eux-mêmes prendre pour favoriser leur essor économique.

« Mais des problèmes demeurent pour la plupart  des gouvernements occidentaux.

« L’endettement est l’un des plus importants et  les marchés internationaux ont réagi en augmentant de façon significative les coûts d’emprunt pour certains des pays les plus endettés.

« Plusieurs institutions financières sont aussi fragiles et, bien sûr, la population vieillit.

« Ce sont tous d’importants défis que l’on ne peut tout simplement pas ignorer.
 
« Mais, à cause des difficultés politiques, certains ont tenté de mettre de l’avant un faux choix, un choix entre la discipline fiscal ou la croissance économique entre l’austérité ou la prospérité.

« Austérité ou prospérité, pourquoi n’ai-je pas pensé à cela?

« Si seulement c’était aussi facile.

« Mesdames et messieurs, si la question était si facile, beaucoup d’économistes seraient sans emploi et cette conférence n’existerait pas.

« Évidemment la réalité est bien différente.

« Très prochainement, je vais participer au Sommet du G20 à Los Cabos.

« Et le message du Canada sera très clair.

« La croissance économique et la saine gestion des finances publiques ne s’opposent pas, elles sont inséparables.

« Ce sera le message du Canada au Sommet du G-20 : croissance économique et discipline fiscale ne sont pas incompatibles; elles vont de pair.  

« En fait, l’excellent bilan du Canada en matière de discipline fiscale est l’une des raisons qui expliquent pourquoi le pays a surmonté la crise économique plus facilement que beaucoup d’autres.

« Nous disposions de surplus budgétaires, et notre fardeau de la dette était faible et décroissant lorsque la crise a frappé.

« La discipline fiscale, voilà ce qui nous a permis de rapidement mettre en place  de vastes mesures de stimulation efficaces au moment où cela comptait le plus.

« Et il s’agit d’une approche modeste à moyen terme pour renouer avec l’équilibre budgétaire qui fait du Canada l’un des refuges les plus sûrs à l’heure actuelle au moment où l’économie mondiale est aux prises avec la crise de la dette.

« Mais si la discipline budgétaire est obligatoire, elle n’est toutefois pas suffisante à elle seule pour assurer la croissance.

« Ce dont le monde a grandement besoin, c’est une approche pratique, une approche qui combine la discipline budgétaire et les autres mesures de croissance.

« Bref, une approche qui marche.

« L’approche canadienne.

« L’approche canadienne est ce dont le monde a besoin.

« Une approche pratique, une approche efficace, une approche qui intègre la discipline fiscale et d’autres mesures de croissance.

« C’est pourquoi notre gouvernement poursuit, par exemple, un agenda commercial très ambitieux, un nombre record de négociations visant à conclure des traités de libre-échange.

« L’un des plus importants est bien sûr l’Accord économique et commercial global que nous sommes en train de négocier avec l’Union européenne.

« Naturellement, la libéralisation du commerce n’est pas toujours facile à faire accepter sur le plan politique, mais c’est un moyen efficace et peu dispendieux de créer de la croissance et des emplois et d’assurer la prospérité à long terme.

« Nous avons également entrepris des mesures pour faire face aux changements démographiques à venir et réformer nos marchés de l’emploi.

« Ainsi nous apportons des changements à notre système d’immigration pour attirer le plus vite possible les personnes qui disposent des compétences dont nous avons le plus besoin.

« Nous révisons également le programme d’assurance-emploi afin de garantir aux Canadiens et aux Canadiennes qu’il sera toujours plus payant d’aller travailler si le travail est disponible que d’encaisser un chèque de chômage.

« Nous revoyons aussi nos politiques en matière de recherche et d’innovation.

« Nous voulons obtenir de meilleurs résultats commerciaux pour chaque précieux denier public que nous allouons à l’innovation scientifique et technologique.

« Et enfin, nous réorganisons notre réglementation, plus particulièrement nos systèmes d’évaluation environnementale, pour nous assurer que, tout en examinant et en évaluant à fond tous les risques environnementaux, nous minimisons le fardeau et maximisons la certitude pour les investisseurs.

« Au cours des années à venir, des projets d’une valeur totale de 500 milliards de dollars seront évalués ici au Canada.

« Notre système d’évaluation environnementale doit être, et sera, rigoureux.

« Mais il doit aussi être efficace, avec des décisions et des délais clairs.

« Mesdames et messieurs, je dis tout cela en ajoutant que nous, Canadiens, n’avons ni la capacité ni le désir d’imposer nos vues au reste du monde.

« Mais le Canada, par ses actions, peut donner à voir un modèle qui fonctionne.

« Comme vous le savez, le Canada s’est bien tiré de la dernière crise économique mondiale.

« Il y a plus de Canadiens et de Canadiennes au travail aujourd’hui qu’il y en avait avant le début de la crise mondiale.

« Nos institutions financières sont les plus solides au monde.

« Et nous allons retourner à l’équilibre budgétaire dès 2015.

« Mais nous ne nous asseyons pas sur nos lauriers.

« En continuant de gérer sainement les finances publiques et en agissant maintenant pour maîtriser notre avenir, le Canada va donner encore longtemps l’exemple en matière de croissance économique, de création d’emplois, et de prospérité à long terme.

« Merci beaucoup tout le monde.

« Et bonne conférence! »


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