11 octobre 2012
Dakar (Sénégal)
Le
Plan national de géomatique du Sénégal (PNGS) est une initiative soutenant le gouvernement sénégalais dans sa démarche pour parvenir à une gestion optimale et durable de son territoire et de ses ressources humaines grâce à de l’information localisée ou « géospatiale ».
Dans le cadre de l’initiative qui s’étale sur cinq ans, l’Agence canadienne de développement international a fourni un financement de 5,6 millions de dollars pour la période 2009-2013, Ressources Naturelles Canada et le gouvernement sénégalais ont respectivement versé une contribution non financière de 1,2 million et 1 million de dollars. Les secteurs privés canadien et sénégalais ont aussi participé à l’élaboration du Plan.
Plus particulièrement, le PNGS aide:
- à la normalisation de la collecte, du partage et du stockage des données géospatiales;
- à établir des modèles pour partager le coût des responsabilités,
- à agrandir l’infrastructure des données et à développer des technologies pour créer des banques de données topographiques,
- à donner de la formation sur l’utilisation et la mise en œuvre des technologies de géomatique,
- à mieux faire connaître, au secteur privé et aux gestionnaires opérationnels sénégalais les capacités et les applications de l’information et des modèles géospatiaux,
- à montrer à l’Afrique de l’Ouest l’utilité des organisations de géomatique canadiennes.
À titre de chef de file mondial de l’information et de la technologie géospatiale, Ressources Naturelles Canada dirige une collaboration avec le gouvernement sénégalais et le secteur privé canadien, qui vise à développer le PNGS et la stratégie pour le mettre en œuvre.
Ressources naturelles Canada participe aussi directement à la création d’une série de documents de formation expliquant comment il est possible de se servir de données géospatiales comme de puissants outils utiles pour aider à régler divers problèmes économiques, sociaux ou environnementaux, comme le suivi des épidémies de malaria, la normalisation des systèmes de gestion des urgences et d’intervention en cas d’urgence et la réduction du coût des projets d’ingénierie ou des projets scientifiques. Des séances de formation technique ont été données dans le district de Saint-Louis pour explorer la possibilité offerte par la technologie géospatiale de repérer les zones d’inondation et l’eau potable, d’examiner l’érosion du sol et de développer un système d’urgence incendie. D’autres séances de formation sont prévues pour l’année qui vient.
Un autre élément marquant du PNGS est le lancement au mois de juin 2012 d’un système de surveillance en continu des systèmes mondiaux de navigation par satellite, premier en son genre en Afrique de l’Ouest. Ce système relie le Sénégal à un réseau mondial de 400 stations de surveillance satellitaire qui donnent des références précises de positionnement par géolocalisation. Il permettra aux arpenteurs, au Sénégal, de travailler de manière plus efficiente et plus exacte, en réduisant les frais dans le cas de toutes les applications, notamment le génie et la science. Pour la population du Sénégal, un solide réseau de référence appuie le positionnement, la cartographie et le système de droits fonciers, base du développement économique et social.
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