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Allocution du Premier ministre au Forum urbain mondial

19 juin 2006
Vancouver (C.-B.)

Allocution du Premier ministre au Forum urbain mondial LE DISCOURS PRONONCÉ FAIT FOI

Introduction

Je vous remercie de cet accueil chaleureux.

Je tiens à saluer nos hôtes, le maire Sullivan et le premier ministre Campbell
et à souhaiter la bienvenue à tous nos invités internationaux, notamment :

- madame la sous-secrétaire Tibaijuka
- et les vice-présidents De Castro et Shein.

Je suis heureux d’avoir l’occasion de m’adresser aux membres de cette troisième séance du Forum urbain mondial, au cours de laquelle nous pourrons échanger des idées et planifier des mesures pour assurer la réussite, la viabilité et la sécurité de nos villes.
Notre gouvernement reconnaît que les villes du Canada attirent de plus en plus de gens des communautés rurales désireux de saisir des débouchés économiques.

L’urbanisation est un phénomène fascinant.
L’une des tendances les plus importantes de notre époque est peut-être la migration massive des gens des régions rurales vers les milieux urbains.
Cet exode se produit dans les pays industrialisés depuis deux siècles.

- Il est maintenant de plus en plus répandu dans les pays en développement.
Parmi ces millions de personnes qui migrent vers les grandes villes, nombreux sont ceux qui réalisent leurs rêves et s’offrent, ainsi qu’à leurs enfants, à leurs familles et à leurs communautés, des vies meilleures. 

Pour les autres, le chemin vers la ville mène à la pauvreté, à l’itinérance et à la tragédie.

Mais la migration se poursuit, car l’urbanisation est un phénomène puissant et que l’on ne peut freiner.

Certains nostalgiques trouvent les villes trop grandes, trop peuplées et trop impersonnelles.

Toutefois, au fil des âges, les grandes villes ont été un symbole des sociétés florissantes.

Comme l’a fait remarquer la regrettée Jane Jacobs, visionnaire urbaine canadienne : 

- « quels que soient l’époque ou l’endroit où les sociétés ont été florissantes et prospères plutôt que stagnantes et en déclin, les villes créatives et viables ont été au cœur du phénomène. »

Il s’agit d’une vérité intemporelle. La santé de nos sociétés et de nos villes vont de pair.

Et pour les décideurs comme nous, l’enjeu est d’assurer que nos villes demeurent saines et fortes.

C’est d’autant plus vrai pour le Canada qui, contrairement à son image traditionnelle, est une nation dont la population vit principalement dans les grandes villes.
Il y a cent ans, le Canada était surtout une nation rurale d’un peu plus de 6 millions d’habitantes et d’habitants.

La ville de Vancouver même en comptait moins de 30 000.

Aujourd’hui, 80 pour cent de nos 30 millions de citoyennes et de citoyens vivent dans des centres urbains. Et le grand Vancouver est notre troisième ville en importance avec ses 2,2 millions d’habitants.

Les communautés rurales continuent à jouer un rôle important et vital.
Par exemple, le pays compte des dizaines de milliers de fermes familiales.
Bien entendu, les villes et les villages ruraux demeurent des centres économiques et sociaux vitaux pour les dizaines de milliers de propriétaires de fermes familiales partout au pays.
Il en va de même pour d’innombrables petites collectivités qui bordent notre frontière boréale. Ils appuient nos industries des ressources naturelles - nos mines, nos champs pétroliers et gaziers, nos pêches et nos forêts. 

C’est à ces endroits que s’est façonnée l’identité canadienne.

En quatre siècles seulement, le Canada est passé d’une étendue sauvage à l’ère de l’information en passant par les révolutions agraire et industrielle.

Tout a commencé lorsque les premières nations canadiennes ont formé un partenariat commercial avec les nations européennes les plus puissantes à la Renaissance, l’Angleterre et la France. 
Ensemble, ils ont peuplé la moitié d’un continent, converti ses bassins hydrographiques en voie de trafic maritime et mis en place les premiers établissements.

L’industrialisation a amené le chemin de fer et la croissance économique rapide.
Ont ensuite suivi d’énormes vagues d’immigrants de l’Europe et du monde entier.

Ils ont préparé les terres à l’agriculture, ont commencé à exploiter le potentiel extraordinaire des ressources naturelles du pays et jeté les assises des grandes villes d’aujourd’hui.

Cet amalgame unique de cultures et de géographie a créé l’une des sociétés les plus diverses, harmonieuses et florissantes sur terre. 

Un de mes prédécesseurs a dit : « le Canada a trop de géographie et pas assez d’histoire. »

Je ne suis pas d’accord. Je crois que si notre histoire est aussi riche, c’est surtout grâce à notre vaste géographie.
Nos vastes étendues ont inspiré les Canadiennes et les Canadiens à voir grand.
Le côté sauvage et inexploité de notre pays a engendré le dur labeur et l’autonomie.

Et la richesse de nos ressources naturelles a appris aux Canadiennes et aux Canadiens à être généreux et non avides.
Aujourd’hui, les deux tiers d’entre nous habitons dans des villes de 100 000 habitants ou plus.

Et la plupart des gens occupent des emplois postindustriels bien loin du secteur des ressources.

Mais nous traitons nos villes à peu près comme nos ancêtres traitaient les frontières.

Nous nous attendons à beaucoup d’elles :

- nous travaillons fort pour les faire progresser et les rendre plus prospères
- et nous les partageons généreusement avec les nouveaux arrivants du monde entier.

Je suis heureux de dire que par conséquent, les villes canadiennes sont généralement reconnues comme parmi les meilleures au monde.

J’ai peut-être l’air de me vanter, mais je ne suis pas le seul à être de cet avis.
L’an dernier, le magazine The Economist a placé Vancouver, Toronto et ma ville de Calgary dans sa liste des dix meilleures villes au monde.

Calgary occupe le 10e rang dans la liste. 
Toronto, le 9e et Vancouver, le premier.
Trois villes parmi les dix meilleures. 

- C’est toute une réalisation
- et tout un défi de les garder dans cette liste.

Comme toutes les ressources renouvelables, elles doivent être exploitées avec soin pour les générations futures.

Le Canada en est conscient.
Nous reconnaissons l’importance vitale des villes au point de vue économique et culturel dans le monde moderne.
Et nous savons que l’avenir de notre nation dépend d’une planification urbaine avisée. 

Qu’est-ce que cela comporte?
Les théoriciens ont gaspillé des océans d’encre pour trouver la formule de « l’urbanisation durable ».
Mais si les décideurs influencent le destin de leurs villes – pour le meilleur ou pour le pire – en réalité, les villes saines sont bâties de toutes pièces.

Les quartiers sains jettent les assises de villes saines.

Et les familles saines jettent les assises de quartiers sains.

Les villes saines comptent des groupes bénévoles dans les quartiers au cœur même de leur organisation politique.
Ils sont communément appelés « ligues communautaires » ou « associations communautaires ».

Les sociétés philanthropiques et les organismes bénévoles scolaires et religieux assument des fonctions semblables.

Parmi leurs activités, citons :

- les collectes de fonds pour les projets récréatifs,
- l’organisation d’activités sociales,
- la production de bulletins communautaires,
- la négociation avec les promoteurs immobiliers,
- la protection des enfants,
- la lutte contre la criminalité en collaboration avec la police
- et – bien sûr – l’opposition à la mairie.

Ces activités permettent de dégager les priorités et de trouver le personnel des administrations locales :

• les hommes et les femmes qui occupent les postes de maires et d’échevins,
- qui construisent des rues et des trottoirs,
- qui fournissent de l’eau potable et des réseaux de transports en commun,
- qui gèrent les bibliothèques et les sites d’enfouissement
- et qui entretiennent les parcs et les terrains de jeu pour qu’ils soient propres et verts.

Et, bien sûr, ces éléments contribuent à l’atteinte des objectifs et à la réussite de nos provinces, de nos territoires et, au bout du compte, de notre pays. 

Les fondateurs de notre confédération ont inscrit les valeurs de « paix, d’ordre et de bonne gouvernance » dans notre constitution.

Ces valeurs évoquent les compromis et les sacrifices qui sont nécessaires pour assurer l’harmonie sociale et le progrès économique.

Nous acceptons que les impôts justes, l’exercice responsable de la liberté personnelle et un engagement à l’égard de la collectivité et du bénévolat sont des prix modestes à payer pour un pays, et des villes, en santé.

Les villes canadiennes sont-elles parfaites?

Bien sûr que non.

Comme tous les pays, nous faisons face à des problèmes comme la toxicomanie, l’éclatement de la famille, l’itinérance, la pauvreté et la criminalité.

Ces problèmes ne sont pas apparus du jour au lendemain. Et nous n’avons pas de solution rapide et peu coûteuse pour les régler.

Mais le nouveau gouvernement du Canada est déterminé à s’attaquer à ces problèmes.

C’est pourquoi notre nouveau gouvernement accorde une si haute priorité au renforcement des villes dès les premiers mois de son mandat. Nous sommes résolus à faire en sorte que les villes Canadiennes comptent toujours parmi les meilleurs endroits au monde où vivre, travailler et investir. Pour le nouveau gouvernement national du Canada, l’un des éléments essentiels pour renforcer nos villes est de veiller à ce qu’elles disposent des ressources nécessaires pour servir leurs citoyennes et leurs citoyens. Cela veut dire s’efforcer à rétablir l’équilibre fiscal et juridictionnel entre les deux ordres de gouvernement et les administrations municipales.

Il y a dix ans, notre gouvernement fédéral a finalement enrayé son énorme déficit budgétaire. Mais pour ce faire, il a réduit les transferts aux provinces et s’est déchargé de ses responsabilités à leur détriment. Les provinces ont souvent rendu la pareille à leurs municipalités. En conséquence, il y a eu une décennie pendant laquelle le gouvernement fédéral a ramassé d’énormes excédents, quelquefois imprévus.

Alors que les provinces et les municipalités se débattaient pour offrir des services essentiels sans s’endetter.
Notre gouvernement est résolu à régler ce déséquilibre.

La question du déséquilibre fiscal est claire.

Et je suis heureux d’indiquer que nous avons déjà réalisé des progrès appréciables.

Nous avons augmenté les transferts et réduit les impôts en donnant ainsi aux autres ordres de gouvernement davantage de ressources et de marge de manœuvre fiscale pour qu’ils aient accès aux recettes dont ils ont besoin pour servir leurs citoyennes et leurs citoyens.

Par exemple, nous avons reconduit deux programmes fiscaux qui nous tenaient à cœur depuis longtemps.

Combinée au remboursement de la TPS sur les dépenses municipales, la part de cinq cents par litre de la taxe sur l’essence permettra aux municipalités canadiennes de recevoir 7,1 milliards de dollars au cours des quatre prochaines années.

Nous nous attelons en outre au déficit croissant en matière d’infrastructure.
Le premier budget fédéral prévoit pour la première fois 16,5 milliards de dollars de financement stable et à long terme pour améliorer l’infrastructure des collectivités canadiennes.

Et près de 600 millions de dollars seront réservés à la Colombie-Britannique pour appuyer l’initiative de porte d’entrée Asie-Pacifique.

Ces fonds permettront de rénover les routes, les ponts et les installations portuaires qui relient notre économie aux marchés asiatiques en croissance rapide.
Les routes, les autoroutes et les ponts sont importants pour notre réussite économique. Mais nous savons tous que les villes doivent être viables au plan environnemental.

Elles ont besoin d’eau et d’air purs et d’espaces verts.

Les villes Canadiennes sont déjà considérées parmi les plus propres et les plus saines du monde.

Nous sommes déterminés non seulement à ce qu’elles le restent mais aussi à ce qu’elles s’améliorent.

Et c’est ce que visent notre budget et  notre gouvernement : des résultats concrets et des améliorations réelles.
Voilà pourquoi notre budget prévoit 2 milliards de dollars d’investissements pour financer des projets environnementaux tels que le traitement des eaux usées, l’atténuation des inondations et les transports en commun.

Et, pour encourager les Canadiennes et les Canadiens à délaisser leur voiture, notre gouvernement offre en outre de généreux crédits d’impôts aux usagers des transports en commun.

Ce qui contribuera à décongestionner la circulation et à améliorer la qualité de l’air.
Nous nous sommes de plus entendus avec les provinces pour fixer un objectif national de 5 % de biocarburant dans l’essence et le diésel canadiens d’ici 2010. L’augmentation de biocarburant renouvelable et propre provenant du maïs ou des céréales est un autre volet de notre propre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Mais la réussite et la viabilité de nos villes ne suffit pas. Il faut aussi qu’elles soient sûres.

Les villes du Canada ont la réputation bien méritée de compter parmi les plus sécuritaires au monde.

Récemment, cette situation a été ternie par la multiplication des crimes violents liés aux bandes, aux armes à feu et aux drogues. Notre gouvernement prend la criminalité au sérieux. Une police efficace est extrêmement importante pour vos concitoyennes et vos concitoyens.

Surtout maintenant, en raison des crimes de violence liés aux drogues et aux gangs qui se multiplient dans nos rues.

D’innocents passants sont tués par balle dans la rue Yonge, il y a des courses de rue meurtrières à Vancouver,
des guerres de bandes de motards criminelles en Ontario et au Québec.
Au Parlement, nous avons déposé un projet de loi afin de mettre fin aux peines avec sursis – qu’on appelle les assignations à résidence – pour les crimes graves et afin d’appliquer des peines de prison obligatoires pour les crimes violents commis avec des armes à feu.
Nous venons de présenter un autre projet de loi pour sévir contre les courses de rue. En effet, ce problème s’empire et fait beaucoup de trop de victimes innocentes.
Mais nous reconnaissons aussi que la criminalité provient très généralement des quartiers affligés par le chômage, la pauvreté et les familles brisées.

Les quartiers défaillants sont comme les États défaillants : ce sont des terreaux favorables à la criminalité et à la violence.
Voilà pourquoi notre budget offre aussi aux collectivités 50 millions de dollars pour lancer des initiatives qui donneront aux jeunes d’autres débouchés que les armes à feu, les bandes et la violence.

Le logement abordable est un autre élément clé d’un environnement urbain sécuritaire et prospère.

Grâce au dynamisme de l’économie canadienne, les marchés immobiliers de la plupart de nos grandes villes sont florissants.

L’année passée seulement, le prix moyen d’une maison à grimpé de plus de 30 % à Calgary et de plus de 20 % à Vancouver.
C’est une bonne nouvelle pour ceux qui sont déjà propriétaires, mais pas nécessairement pour les jeunes, les nouveaux immigrants et les Canadiennes et Canadiens à faible revenu, qui aspirent à acheter une maison.

Pour que nos ville réussissent et prospèrent, il nous faut trouver des moyens de fournir des logements adaptés à toutes les bourses.

Nous investissons aussi dans le logement abordable pour les collectivités à la fois urbaines et rurales.

Notre budget prévoit jusqu’à 1,4 milliard de dollars pour aider les gouvernements provinciaux et territoriaux à mettre sur le marché des logements abordables.
Jusqu’à 300 millions de dollars sont tout particulièrement destinés aux populations autochtones qui quittent de plus en plus les réserves pour trouver une meilleure vie dans nos villes.

Malheureusement, l’obstacle le plus sérieux que connaît notre monde moderne est très certainement le terrorisme qui fait planer une sombre menace sur les villes du monde entier.

Grâce au superbe travail de nos forces de sécurité, le Canada a été épargné des horreurs subies à New-York, Londres, Madrid et ailleurs.

Mais les arrestations récentes de 17 personnes accusées d’infractions liées au terrorisme nous rappellent que le potentiel de violence nourrie par la haine est très réel au Canada. Certains en ont conclu que la société ouverte et multiculturelle    du Canada nous a rendus plus vulnérables au terrorisme.

À mon avis, c’est exactement l’inverse qui est vrai. Convenablement nourrie, la diversité du Canada est notre grand atout. 
Dans presque toutes les villes de ce pays, vous trouverez un quartier chinois, italien, français, ou une enclave commerciale et résidentielle indienne.

Ces quartiers et bien d’autres reflètent la stupéfiante diversité ethnique du Canada.
Ces quartiers prospèrent parce qu’ils ne sont pas isolés de l’ensemble de la collectivité.

Au contraire, les boutiques du quartier chinois et les restaurants du quartier italien attirent tout le monde.

Nous avons évité le ghetto – fléau de la vie urbaine dans bien des endroits – zone d’exclusion appauvrie propice au crime et au repliement ethnique.

On peut certes trouver dans n’importe quelle collectivité des apôtres de la terreur
– des gens qui se servent des symboles culturels ou religieux pour justifier des crimes violents.

Ils détestent les sociétés ouvertes, pluralistes et démocratiques comme la nôtre parce qu’ils préconisent exactement le contraire, une société fermée, homogène et dogmatique.

Mais ils seront rejetés, ainsi que leur vision.
Rejetés par les femmes et les hommes généreux et de bonne volonté qui se trouvent dans toutes les collectivités, et rejetés avec le plus de force par les hommes et les femmes de la collectivité même qu’ils prétendent représenter,
- comme nous avons pu le constater au Canada depuis ces arrestations.

Ce qui définit en effet le Canada – ce pays et ses villes – c’est d’être une terre de possibilités où tous – quelles que soient leur ethnie ou leur religion – travaillent, vivent et réussissent ensemble.
Un endroit où votre avenir est plus important que votre origine.

Notre gouvernement fera son possible pour que notre société soit en sûreté et ne conforte pas le terrorisme.

Et nous le ferons en préservant et en consolidant la diversité culturelle qui fait notre force.

Mesdames et Messieurs, j’espère que les idées que j’ai échangées avec vous et celles que vous proposeront d’autres conférenciers, seront utiles pour relever les défis auxquels nous devons tous faire face au cours des années à venir.

Et j’espère que vous prendrez note de la réussite du Canada dans la création d’environnements urbains sains.

Les villes Canadiennes ne sont pas parfaites, mais notre bilan du siècle dernier nous indique que les Canadiennes et les Canadiens sont de remarquables bâtisseurs de villes.

Des bâtisseurs de villes attirantes et agréables pour ceux qui sont à la recherche d’un avenir meilleur pour eux-mêmes et pour leur famille.

Bien sûr, le travail n’est jamais terminé.
C’est pourquoi nous continuerons d’accueillir notre part des millions d’immigrés du monde,
- nous continuerons d’œuvrer à rendre nos villes plus sécuritaires, plus propres et plus prospères que jamais.

Pour que le Canada puisse rester ce qu’il a toujours été :

- une terre de possibilités pour tous et un exemple d’espoir montrant au monde comment des peuples hétérogènes peuvent travailler ensemble pour créer une société pacifique, ordonnée et bien gouvernée.

Merci beaucoup.

Et bienvenue à Vancouver, en Colombie-Britannique et au Canada.


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