Le 23 août 2012, le Premier ministre Stephen Harper a annoncé l’octroi de 142,4 millions de dollars sur six ans (à compter de 2012) pour la construction, l’équipement et l’aménagement de la Station de recherche du Canada dans l’Extrême-Arctique et l’octroi de 46,2 millions de dollars sur six ans (à compter de 2012) pour le Programme de sciences et de technologie de la Station de recherche du Canada dans l’Extrême-Arctique. Le Programme de sciences et de technologie de la Station sera mis en œuvre progressivement à compter de 2012.
Le Premier ministre a également annoncé la mise de côté de 26,5 millions de dollars supplémentaires par année, à compter de 2018-2019, en vue du Programme et de l’exploitation permanents de la station.
La Station de recherche du Canada dans l’Extrême-Arctique, qui sera située à Cambridge Bay, au Nunavut, jouera un rôle clé dans la réalisation des priorités énoncées dans la Stratégie pour le Nord en renforçant la position du Canada en tant que leader mondial dans les sciences et la technologie liées à l’Arctique.
Mandat
Les objectifs de la Station de recherche du Canada dans l’Extrême-Arctique, qui devrait être totalement opérationnelle en 2017, consistent à :
Retombées de la Station pour les résidants du Nord et les Canadiens
La construction et l’exploitation future de la Station de recherche du Canada dans l’Extrême-Arctique occasionneront des retombées directes pour Cambridge Bay et la région environnante en ce qui a trait à l’emploi et aux contrats de service. Au terme de sa mise en œuvre progressive, le Programme de sciences et de technologie permettra aux résidants du Nord d’acquérir les compétences et l’expérience nécessaires pour participer davantage à la population active, qu’il s’agisse de l’exploitation des mines et des ressources énergétiques, de la gestion des ressources naturelles et de la faune ou des sciences de la santé et de la vie. On estime que la construction de la Station créera jusqu’à 150 emplois locaux et à travers le Nord, ainsi que dans des secteurs d’activités spécialisés ailleurs au Canada.
La Station contribuera également au développement et à la diversification de l’économie du Nord. Le Canada se doit de bien connaître son territoire nordique afin d’y exercer sa souveraineté et d’assurer la gestion efficace des terres, des plans eaux et des ressources de l’Arctique canadien. La SRCEA sera le point d’ancrage des efforts de recherche durant toute d'année dans l'Arctique canadien et elle sera au service du Canada et du monde entier.
La Station a pour mandat de lancer et d’appuyer des projets en science et en technologie axés sur la recherche de solutions dans quatre domaines prioritaires :
Partenariats
L’établissement de partenariats avec des collaborateurs des milieux autochtones et gouvernementaux ainsi que des établissements d’enseignement supérieur et de l’industrie sera un élément fondamental du succès de la Station.
L’un des principaux objectifs de la Station de recherche du Canada dans l’Extrême-Arctique consiste à renforcer les capacités des résidants du Nord, particulièrement des Autochtones. Les établissements d’enseignement supérieur situés dans le Nord, comme le Collège de l’Arctique du Nunavut, qui a un campus à Cambridge Bay, les gouvernements territoriaux, l’industrie et les organisations représentant les Autochtones du Nord sont bien placés pour contribuer au Programme de sciences et de technologie, et on continuera de renforcer la participation et le leadership des résidants du Nord dans le domaine des sciences et de la technologie liés à l’Arctique. Des relations seront aussi établies avec des établissements d’enseignement d’ailleurs au pays afin d’examiner les possibilités de partenariats, par exemple dans le cadre de projets de recherche conjoints, pour la mise sur pied de cours sur le terrain et pour la création de postes à la Station de recherche du Canada dans l’Extrême-Arctique destinés à des universitaires.
Soumissionnaire retenu
Les sociétés Fournier, Gersovitz, Moss, Drolet et associés architectes ainsi que NFOE et associés architectes, qui agissent à titre de coentreprise, se sont vu accorder le contrat d’expert conseil en conception au terme d’un processus d’appel d’offres concurrentiel et transparent. Ces sociétés cumulent toutes deux une vaste expérience en matière de conception architecturale et de construction dans l’Arctique – notamment en ce qui a trait aux installations de recherche – en plus d’être à l’avant-garde des pratiques liées au développement durable. Établies à Montréal, au Québec, les deux sociétés fourniront la totalité des services de conception architecturale et technique ainsi que les services de supervision des travaux de construction.
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http://pm.gc.ca/grfx/docs/20120823_BG_Inuktitut.pdf