Le Premier ministre rend publique la lettre d'excuse envoyée à Maher Arar et à sa famille et annonce la conclusion du processus de médiation

Ottawa (Ontario)
26 janvier 2007

Le Premier ministre Stephen Harper a rendu publique aujourd’hui la lettre d’excuse qu’il a envoyée à Maher Arar et à sa famille pour le rôle que les responsables canadiens ont pu jouer dans ce qui lui est arrivé à lui, à sa conjointe Monia Mazigh et à leur famille en 2002 et en 2003.

« Bien que les événements soient survenus sous l’ancienne administration, je vous prie de croire que notre gouvernement fera tout en son pouvoir pour donner suite aux préoccupations exprimées par le commissaire O’Connor », a déclaré le Premier ministre. « J’espère sincèrement que ces excuses et mesures vous aideront, vous et votre famille, dans vos efforts pour commencer un nouveau chapitre de votre vie. »

Le nouveau gouvernement du Canada a accepté les 23 recommandations qu’a formulées le commissaire O’Connor dans son premier rapport, et il a déjà commencé à y donner suite. Le gouvernement a écrit aux gouvernements syrien et américain pour protester formellement contre le traitement réservé à M. Arar. Les ministres Day et MacKay ont également exprimé les doléances du Canada à leurs homologues américains. Enfin, le Canada a retiré le nom de M. Arar sur ses listes de surveillance et a prié les États-Unis de modifier leurs propres listes en conséquence.

Le Premier ministre a annoncé en outre que le nouveau gouvernement du Canada était parvenu à conclure le processus de médiation avec M. Arar, donnant ainsi suite à une autre recommandation du commissaire O’Connor. L’entente conclue prévoit que M. Arar et sa famille obtiendront 10,5 millions de dollars en dommages-intérêts, plus les dépens.

On trouvera en annexe la lettre du Premier ministre à Maher Arar.

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Monsieur,

Au nom du gouvernement du Canada, je tiens à vous présenter mes excuses à vous, à votre conjointe Monia Mazigh et à votre famille pour le rôle que les responsables canadiens ont pu jouer dans la terrible épreuve que vous avez vécue en 2002 et en 2003.

Bien que les événements soient survenus sous l’ancienne administration, je vous prie de croire que notre gouvernement fera tout en son pouvoir pour donner suite aux préoccupations exprimées par le commissaire O’Connor.

Je crois qu’en arrivant à un règlement négocié, nous avons fait en sorte que vous et votre famille soyez équitablement dédommagés. J’espère sincèrement que ces excuses et ces mesures vous aideront, vous et votre famille, dans vos efforts pour commencer un nouveau chapitre de votre vie.

Recevez, Monsieur, mes salutations distinguées.