Le PM ouvre officiellement le XIIe Sommet de la Francophonie et appuie l'augmentation du financement de TV5

Ottawa (Ontario)
17 octobre 2008

LE DISCOURS PRONONCÉ FAIT FOI

Votre Excellence, Madame la Gouverneure générale,

Monsieur le Premier ministre du Québec, hôte conjoint de ce sommet,

Monsieur le Premier ministre du Nouveau-Brunswick, partenaire du Sommet,

Mesdames et Messieurs les Chefs d'État, de gouvernement et de délégation,

Monsieur le Secrétaire général de la Francophonie,

Monsieur le Secrétaire général des Nations Unies,

Monsieur le Président de la Commission européenne,

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs,

C’est un plaisir pour moi de vous accueillir à Québec pour ce sommet de la Francophonie, le troisième à se tenir au Canada.

La grande aventure du français en Amérique a débuté ici, il y a quatre cents ans, lorsque Samuel de Champlain est débarqué à Québec.

Champlain n’est pas uniquement le fondateur de cette ville. Son nom est gravé à Rideau Hall, la résidence des gouverneurs généraux, en tant que premier d’une longue lignée de gouverneurs du Canada.

En étant un héritier de Champlain, c’est toujours une immense joie pour moi, lorsque je sillonne notre grand pays, de voir que la langue française est vivante partout au Canada.

Elle occupe une grande place dans notre histoire, notre identité et notre quotidien.

Et on continue de renforcer cette place, notamment en investissant plus d’un milliard de dollars pour défendre les intérêts de nos communautés linguistiques minoritaires.

Pour nous qui évoluons au sein d’une société bilingue, diversifiée et ouverte sur le monde, la Francophonie internationale est incontournable.

Notre appui aux objectifs de l’Organisation est indéfectible.

Nous sommes fiers de contribuer de plusieurs façons à la grande famille francophone.

L’un de nos moyens d’action privilégiés demeure TV5.

Cette année, le Canada assume la présidence de la Conférence des ministres responsables de TV5 MONDE.

Dans ce contexte, nous allons accorder, au cours des cinq prochaines années, vingt-cinq millions de dollars supplémentaires à TV5.

Notre apport à la Francophonie s’exprime également par notre volonté de renforcer la démocratie, la paix et la sécurité internationales.

En plus de célébrer les quatre cents ans de Québec cette année, on célèbre aussi le deux cent cinquantième anniversaire de la naissance, en Nouvelle-Écosse,
de la démocratie parlementaire au Canada.

Pour un pays comme le nôtre, ce dernier anniversaire en dit long sur notre confiance en l’État de droit.

Le Canada est très fier d’être l’hôte du Sommet international de la Francophonie pour la troisième fois.

Nos discussions seront certainement constructives et porteront fruits.

Je sais que les chefs d’État se pencheront sur la question cruciale de la crise financière mondiale qui nous préoccupe tous au plus haut point.

Notre organisation a un grand rôle à jouer dans cette crise financière internationale.

Par exemple, plus tôt ce matin, lors du Sommet Canada-Union européenne, j’ai discuté avec le président Nicolas Sarkozy des façons de renforcer notre partenariat économique.

Le gouvernement du Canada s’engage à prendre des actions pour stabiliser les marchés financiers et soutenir la croissance économique mondiale.

Nous devons tous être conscients de l’impact de cette crise sur les pays en voie de développement.

En cette période d’instabilité, il faut non seulement garder une économie mondiale ouverte mais il faut aussi faire preuve d’une plus grande ouverture économique.

Les actions de la Francophonie doivent être ciblées et efficaces.

Elles doivent être faites en concertation avec les autres organisations internationales et régionales.

Pour atténuer les crises qui affligent notre planète, en particulier certains pays francophones, nous devons apporter des solutions collectives et réalistes.

La Francophonie a pris les décisions qui s’imposaient dans plusieurs dossiers.

Nos récents efforts en vue du rétablissement de la démocratie en Mauritanie le prouvent.

L’engagement de la Francophonie en Haïti demeure essentiel.

Notre solidarité envers ce pays est plus que jamais nécessaire.

Haïti est le plus important bénéficiaire d’aide au développement à long terme du Canada dans les Amériques.

À l’instar du Canada, plusieurs membres de notre organisation sont présents en Afghanistan.

Et nous partageons le même but : laisser aux Afghans un pays mieux gouverné, pacifique et sécuritaire.

Et avec d’autres pays représentés ici et dont je souligne l’apport, le Canada participe financièrement, matériellement et humainement aux activités de maintien de la paix au Darfour.

Chers collègues, Le Sommet de Québec va se pencher sur des enjeux cruciaux pour nos pays.

L’environnement n’en est pas le moindre.

D’ailleurs, nous prenons les mesures nécessaires pour faire de ce sommet un rassemblement neutre en émissions de carbone.

Pour la première fois, le Canada a un cadre réglementaire rigoureux sur les émissions de gaz à effet de serre.

Nous sommes aussi engagés dans le processus de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.

Parce que nous croyons que tous les grands émetteurs doivent faire partie de la solution.

Une gestion responsable des ressources naturelles est essentielle aussi.

Le Canada fera sa part et est prêt à appuyer les pays de la Francophonie dans ce dossier.

Au cours du Sommet, nous allons également aborder la question de la nécessaire modernisation de notre organisation.

Les organisations multilatérales doivent être efficaces, responsables et redevables.

Le Canada est ouvert au monde.

Le Canada reflète la diversité.

C’est aussi pour cette raison que notre appartenance à la Francophonie internationale est primordiale pour le Canada.

Ce sommet doit mener à des résultats concrets.

Et grâce à votre collaboration, je suis convaincu qu’il sera couronné de succès.

Chers collègues, Tout au long de cette année, des Canadiens et Canadiennes de partout au pays célèbrent avec fierté cette magnifique ville qui a donné naissance au Canada.

Et je vous répète ce que je vous ai dit à Bucarest.

On dit ici que chaque personne doit avoir deux villes dans son cœur : la sienne et Québec.

Et je souhaite, qu’après votre séjour ici, vous ne fassiez pas mentir cet adage!

Merci beaucoup.