L'investissement du Canada dans la Banque interaméricaine de développement

Ottawa (Ontario)
18 avril 2009

Cette annonce visant à investir temporairement jusqu’à 4 milliards de dollars américains en vue d’accroître la capacité de prêt de la Banque interaméricaine de développement représente une augmentation d’environ 45 p. 100 de la capacité de prêt de la Banque et une autre preuve de l’engagement du Canada dans les Amériques.

Le Canada est un membre non emprunteur de la Banque interaméricaine de développement (BID) depuis 1972. Le ministre des Affaires étrangères du Canada est le gouverneur de la Banque pour le Canada. L’Agence canadienne de développement international en dirige les activités quotidiennes, et le ministère des Finances en assure la surveillance financière. Lors de la réunion annuelle de 2009 qui s’est déroulée à Medellin, en Colombie, les gouverneurs de la BID ont confirmé que le Canada accueillerait la réunion annuelle de 2011.

Les investissements de capitaux du Canada dans les banques régionales de développement, notamment la BID, sont formés d’un mélange de placement financier (« capital d’apport ») et de placement garanti (« capital exigible »).  Le Canada détient actuellement 334 887 actions dans la BID, pour un capital souscrit d’un peu plus de 4 milliards de dollars américains. De cet investissement total, le capital d’apport s’élève à 173,7 millions de dollars américains, et le capital exigible, à 3,866 milliards de dollars américains. 

La demande accrue des membres emprunteurs, qui trouve sa source dans la crise économique mondiale, exerce des pressions sur les limites de prêt prévues aux termes de la politique interne de la Banque.  La BID estime qu’elle peut prêter environ 8 milliards de dollars américains par année sur une base durable. Toutefois, en raison de la hausse de la demande, elle a fortement augmenté le volume de ses activités, approuvant des prêts records de 11,2 milliards de dollars américains en 2008. Pour 2009, la Banque croit que cette somme pourrait s’élever à environ 18 milliards de dollars américains. En vertu de la politique de la Banque sur les limites de prêt, les prêts totaux ne peuvent dépasser la réserve de fonds, plus le capital exigible des membres non emprunteurs (capital utilisable). Pour surmonter ces contraintes, il faudrait soit réduire les prêts en cours (p. ex., prêts pour la vente), soit augmenter le capital utilisable (par une redéfinition ou une véritable hausse).   

Cette proposition de souscription temporaire au capital de la BID, qui pourrait atteindre 4 milliards de dollars américains supplémentaires en capital exigible du Canada, permettrait d’accroître directement la capacité de prêt de la Banque en augmentant le capital exigible de ses membres non emprunteurs.

Chaque nouveau dollar de capital exigible investi par le Canada permettrait d’augmenter d’un dollar la capacité de prêt à la Banque et à la région. Cette proposition innovatrice doublera temporairement le capital exigible du Canada à la BID.  Ces nouvelles actions ne seraient pas assorties de droits de vote.

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