L'industrie canadienne de l'automobile : refaçonner l'avenir

Toronto (Ontario)
30 avril 2009

L’ALLOCUTION DÉFINITIVE FAIT FOI

Bonjour,

J’aimerais remercier le premier ministre McGuinty pour sa collaboration spéciale avec notre gouvernement sur cette question très importante pour l’économie de l’Ontario et du Canada.

Les enjeux sont énormes, et nos deux gouvernements ont accompli un travail formidable.

Je tiens également à remercier le ministre Tony Clement et son équipe qui ont passé d’innombrables d’heures avec leurs homologues ontariens.

Merci à tous pour vos efforts.

Plus tôt aujourd’hui, le président Obama et moi avons émis une déclaration conjointe sur l’aide financière concertée que le Canada et les États-Unis offriront à Chrysler en vue de soutenir ses plans de restructuration.

Je vous rappelle qu’il y a quatre mois, devant l’impressionnante restructuration de l’industrie automobile, nous avons entrepris de prendre des mesures concertées avec les États-Unis pour veiller à ce que le Canada conserve chez lui sa part de la production nord-américaine.

En collaboration avec le gouvernement américain, nous avons établi des conditions très strictes auxquelles Chrysler et les parties concernées devaient se soumettre pour pouvoir recevoir l’aide du gouvernement.

La direction ainsi que les syndicats et les institutions financières ont tous fait les sacrifices nécessaires pour assurer la viabilité à long terme de l’entreprise.

J’annonce aujourd’hui que les gouvernements du Canada et l’Ontario verseront environ 3,8 milliards de dollars en prêts et en actions.

En échange de cette aide et de façon à protéger les intérêts des contribuables canadiens, le Canada nommera un directeur indépendant au conseil d’administration de l’entreprise.

Ensemble, cette initiative et ce financement sont proportionnels à l’investissement du gouvernement américain.

Le gouvernement des États-Unis a fixé des conditions très strictes pour que nos gouvernements prêtent leur concours aux efforts de renouveau.

En fait, il y a à peine un mois, nous avons rejeté les plans de restructuration de Chrysler.

Depuis, la direction ainsi que les syndicats et les institutions financières ont fait les sacrifices nécessaires pour assurer la viabilité à long terme de l’entreprise.

Nous collaborons étroitement avec l’administration Obama et nous continuerons de le faire tant et aussi longtemps que Chrysler tentera de mieux harmoniser sa gamme de produits à la demande des consommateurs.

Chrysler a déjà été l’un des plus grands fabricants d’automobiles du monde.

Par suite de ce plan de restructuration et du nouveau partenariat avec Fiat, nous sommes convaincus que l’entreprise retrouvera sa place parmi les grands.

Bien qu’il ne s’agisse pas de la situation rêvée, il s’agit de la meilleure voie à suivre pour l’économie canadienne.

Je tiens à reconnaître la valeur de toutes les parties prenantes, et tout spécialement les travailleurs de l’entreprise qui, ensemble, ont fait des choix difficiles.

Je tiens à les remercier. Nous savons que vous avez fait de grands sacrifices.

Nous savons que ces décisions n’ont pas dû être faciles à prendre. Sans vos efforts et vos sacrifices, l’annonce d’aujourd’hui et l’avenir meilleur qu’elle promet n’auraient tout simplement pas été possible.

Je souhaite travailler avec vous à assurer votre réussite dans cet avenir meilleur.

J’aimerais maintenant inviter le premier ministre McGuinty à prendre la parole.

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