Le Premier ministre annonce des plans conjoints pour renforcer la sécurité et faciliter le commerce et les voyages

Washington (D.C.)
7 décembre 2011

Merci, Président Barack Obama, et Mesdames et Messieurs., c’est une journée historique.

Aujourd’hui, nous sommes heureux d’annoncer des accords ambitieux sur le périmètre de sécurité et la compétitivité économique, ainsi que sur la coopération réglementaire.

Ces accords créent une nouvelle frontière et moderne pour un siècle nouveau. Ensemble, ils représentent le plus important pas en avant dans la coopération entre le Canada et les États-Unis depuis l’Accord de libre-échange nord-américain.

Le premier accord permet de réconcilier les préoccupations en matière sécuritaires des États-Unis et du Canada avec notre intérêt commun qui est de garder notre frontière aussi ouverte que possible au commerce et aux voyages légitimes.

Comme je l’ai dit en février – le Canada n’a pas d’ami parmi les ennemis de l’Amérique. Ce qui menace la sécurité et le bien-être des États-Unis menace également la sécurité et le bien-être du Canada. Cependant, les mesures visant à contrer les menaces criminelles et terroristes peuvent rendre la frontière plus difficile à franchir et nuire à nos efforts pour créer de l’emploi et de la croissance. Aujourd’hui, nos deux gouvernements prennent des mesures pratiques pour inverser cette tendance.

Nous avons convenu, par exemple, que le meilleur endroit pour  prévenir les problèmes, c’est au périmètre du continent, que des systèmes mieux pensés peuvent réduire les inconvénients inutiles que représentent pour les fabricants et les voyageurs les multiples inspections des marchandises et des bagages, que les marchandises devraient être contrôlés une seule fois, mais acceptés à deux reprises. Des projets de démonstration débuteront sous peu à Prince Rupert et à Montréal.

Nous croyons également que, tout comme les menaces doivent être  contrées au périmètre, les voyageurs de confiance doivent pouvoir franchir la frontière plus rapidement. En fait, ces priorités sont complémentaires : la clé qui ferme la porte aux terroristes ouvre la porte plus grande au commerce et aux voyages transfrontaliers.

La deuxième initiative conjointe réduira les obstacles réglementaires au commerce, en rationalisant et en harmonisant les normes là où la simple logique l’impose.

Naturellement, dans ce domaine comme dans tous les autres, aucune perte de souveraineté n’est attendue par l’un ou l’autre de nos gouvernements. Toutefois, toute règle a besoin d’une justification. Lorsqu’une règle ou une norme n’est aucunement justifiée et que cette règle ou cette norme nous empêche de faire des affaires, des deux côtés de la frontière, alors cette règle ou cette norme doit être réexaminée.

Mesdames et Messieurs, les accords d’aujourd’hui apporteront des bénéfices durables aux voyageurs, aux exportateurs, aux fabricants, – en fait, à tous ceux et celles – qui traversent légitimement la frontière que ce soit pour les affaires ou le plaisir. Et nous prenons ces mesures ensembles pour protéger les emplois, assurer la croissance de nos économies et protéger nos citoyens.

Je dis « nous », parce que nous sommes l’un pour l’autre le plus important client étranger. Les avantages de cette coopération se feront donc sentir des deux côtés de la frontière.

Permettez-moi de profiter de l’occasion, Barack, pour reconnaître votre leadership dans ce travail. Cela reflète la vision – la vision étendue – que vous avez du commerce et de la sécurité à l’échelle  du continent ainsi que votre engagement à l’égard de la création d’emplois et de la croissance. Et c’est, je pense, un nouveau chapitre d’une relation exceptionnelle, une relation qui offre un brillant exemple au monde entier. Si nous pouvions reproduire notre relation un peu partout dans le monde, le monde en serait meilleur. C’est toujours un plaisir d’être ici – et nous sommes toujours reconnaissants d’avoir les États-Unis comme ami et comme voisin, et encore une fois, nous sommes enchantés d’être ici aujourd’hui.