Ottawa (Ontario)
15 mai 2017

Madeleine Meilleur est une défenseure de la communauté ontarienne minoritaire de langue française connue pour ses réalisations en tant qu’élue et pour son travail en faveur d’institutions communautaires francophones dynamiques.

Après avoir travaillé comme infirmière autorisée à l'Hôpital Montfort d’Ottawa, Mme Meilleur a obtenu un diplôme en droit de l'Université d'Ottawa et a pratiqué le droit du travail. En tant que membre de conseils municipaux entre 1991 et 2003, elle a travaillé avec ses collègues en vue de créer une politique bilingue pour la Ville d'Ottawa. Cet engagement qui consiste à encourager l’inclusion de la communauté francophone d'Ottawa dans la vie municipale a fait suite à l’implication intensive de Mme Meilleur dans la campagne pour empêcher la fermeture de l'Hôpital Montfort. Menée par la communauté entre 1997 et 2001, la campagne cherchait à protéger le seul hôpital d'enseignement de langue française à l'ouest du Québec.

En 2003, Mme Meilleur a été élue à l'Assemblée législative de l'Ontario et est devenue ministre responsable des Affaires francophones, poste qu'elle a occupé pendant ses 13 années passées à l’Assemblée. À ce titre, elle a supervisé les investissements dans l'éducation et la santé visant à renforcer les communautés francophones de la province. Son leadership était au centre d’initiatives telles que la création du poste de Commissaire aux services en français, et la commémoration du 400e anniversaire de présence française en Ontario, en 2015.

En plus d’être responsable des Affaires francophones, Mme Meilleur a également occupé d'autres postes au sein du Cabinet. Elle a été ministre de la Culture, ministre des Services sociaux et communautaires, et ministre de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels. Parmi ses réalisations dans ces portefeuilles mentionnons certaines innovations législatives et de politiques qui ont encouragé l'inclusion sociale et l'accessibilité de certaines des populations les plus vulnérables de la société.

Sous sa direction en tant que procureure générale de l'Ontario de 2014 à 2016, une nouvelle division axée sur les peuples autochtones a été créée dans son ministère, et un projet pilote a été lancé pour augmenter l'offre active de services en français dans les palais de justice provinciaux. Elle a également vu à ce que le bilinguisme soit pris en compte pour les nominations à des postes du système judiciaire, et elle a nommé la première juge en chef franco-ontarienne de la Cour de justice de l'Ontario.


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