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Le premier ministre Justin Trudeau

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Le premier ministre du Canada fait une déclaration d’exonération pour six chefs de la Nation des Tsilhqot’in

Le Canada s’engage à poursuivre son cheminement vers la réconciliation et le renouveau avec les peuples autochtones. Pour ce faire, nous devons affronter le passé afin de bâtir une nouvelle relation de nation à nation, fondée sur la reconnaissance des droits ainsi que les valeurs de respect et de partenariat.

Au nom du gouvernement du Canada, le premier ministre Justin Trudeau a fait aujourd’hui une déclaration d’exonération s’adressant à la Nation des Tsilhqot’in et aux descendants de six chefs des Tsilhqot’in. Il a confirmé l’exonération posthume des six chefs, le chef Lhats’as?in, le chef Biyil, le chef Tilaghed, le chef Taqed, le chef Chayses et le chef Ahan.

Ces chefs étaient des leaders et des guerriers de la Nation des Tsilhqot’in. Ils ont agi selon leurs lois et traditions, et les gens de leur nation les considèrent comme étant des héros. Ils ont lutté contre le gouvernement colonial de l’époque, un combat qui a mené à leur pendaison en 1864 et en 1865. Le premier ministre Trudeau a reconnu que la capture, l’arrestation et la pendaison des six chefs découlaient d’un profond manque de respect à l’égard du peuple Tsilhqot’in, de ses traditions et de son territoire.

L’exonération posthume de ces six chefs de la Nation des Tsilhqot'in représente un symbole important de l’engagement du gouvernement du Canada envers la réconciliation.

Citations

« Je sais que cette exonération posthume ne peut pas réparer le mal qui a été fait. Cependant, j’espère sincèrement qu’elle encouragera la guérison au moment où le Canada et la Nation des Tsilhqot’in vont de l’avant ensemble sur la voie de la réconciliation. Il s’agit d’un autre pas important vers la reconnaissance et le soutien des droits de la Nation des Tsilhqot’in et de tous les peuples autochtones, comme le prévoit notre Constitution. »
Le très hon. Justin Trudeau, premier ministre du Canada

« Le chemin qui a mené notre peuple à ce moment de réconciliation a été long et éprouvant. Pendant 154 ans, notre vérité n’a pas été reconnue. Sous un drapeau blanc de trêve, nos chefs ont été injustement enchaînés, jugés et pendus. Nous avons toujours été fiers des sacrifices de nos chefs, qui sont des héros à nos yeux et qui continuent à inspirer et à guider les actions de l’avenir. Aujourd’hui, le Canada a enfin reconnu que nos guerriers n’avaient rien fait de mal. »

« La guerre des Chilcotins a fait de nous, qui nous sommes aujourd’hui : elle a bâti notre force de caractère et a façonné notre persévérance. Nous ne pourrons jamais oublier l’imposture que nous avons vécue il y a 154 ans, mais nous pouvons emprunter un nouveau chemin, entamer un nouveau périple ancré dans une compréhension mutuelle et un respect de nos droits, de nos titres et de nos modes de vie. Nous sommes prêts à travailler avec le Canada afin de transformer la vie de notre peuple et de ce pays, de sorte que nos enfants n’aient pas à être témoins de situations telles que celle des femmes autochtones disparues et assassinées, des taux élevés d’incarcération chez les peuples autochtones ou la surreprésentation des enfants autochtones dans le système de familles d’accueil. »  
Chef Joe Alphonse, président tribal, gouvernement de la Nation des Tsilhqot’in

Faits saillants

  • Au printemps 1864, les chefs de la Nation des Tsilhqot’in ont dirigé les efforts de guerre de leur nation en réaction à la présence d’une équipe de travailleurs coloniaux qui tentait de construire une route en territoire tsilhqot’in sans avoir conclu d’accord juridique avec la Nation.
  • Au cours de l’été 1864, un des dirigeants de la milice coloniale a envoyé aux chefs de la Nation des Tsilhqot'in une offrande sacrée de tabac en les invitant à discuter des conditions de la paix. Le chef de guerre Lhats’as?in et ses hommes ont accepté l’offre et se sont rendus au camp colonial pour négocier la paix. Ils ont plutôt été arrêtés, emprisonnés et condamnés.
  • Le 26 octobre 1864, cinq chefs de la Nation des Tsilhqot’in ont été pendus pour meurtre : le chef de guerre Lhats’as?in, le chef Biyil, le chef Tilaghed, le chef Taqed et le chef Chayses. Ils sont enterrés à Quesnel, en Colombie-Britannique. Par la suite, le chef Ahan a aussi été pendu. Il est enterré à New Westminster, en Colombie-Britannique.
  • Aujourd’hui, la Nation des Tsilhqot’in, y compris les descendants de ces six chefs, continue à vivre sur le territoire tsilhqot’in et à en prendre soin. Ils ont poursuivi la lutte pour préserver leur territoire et leur culture. Finalement, la décision historique de la Cour suprême du Canada du 26 juin 2014 a reconnu le titre de propriété autochtone de la Nation des Tsilhqot’in.
  • Une lettre d’entente entre le Canada et la Nation des Tsilhqot’in a été signée au mois de janvier 2017, marquant une autre étape vers la réconciliation et la reconnaissance de notre relation de nation à nation.

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