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Discours d’ouverture du premier ministre pour l’Événement de haut niveau sur le financement du développement à l’époque de la COVID-19 et durant les années suivantes

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LE DISCOURS PRONONCÉ FAIT FOI

Bonjour tout le monde. Bienvenue.

Merci d’être avec nous aujourd’hui.

Merci à mes coorganisateurs, le secrétaire général Guterres et le premier ministre Holness.

Aujourd’hui, on a avec nous des représentants d’organisations comme le FMI, la Banque mondiale, l’OCDE, le secteur privé et plus de 50 pays.  

On voulait réunir une diversité d’intervenants parce que, pour régler la crise actuelle, il faut sortir des sentiers battus.

Inutile de vous dire qu’au cours des derniers mois, beaucoup trop de gens sont morts et beaucoup trop de communautés ont été bouleversées à cause de la pandémie mondiale.

La COVID-19 est une crise en matière de santé, mais, à l’échelle mondiale, elle a aussi entraîné une crise économique et sociale.    

C’est pourquoi on est ici, aux Nations Unies.

C’est un véritable enjeu mondial qui comporte de nombreuses dimensions.

Comme l’a si bien dit la première ministre de la Barbade, Mia Mottley, le virus traverse les frontières et menace des vies et des moyens de subsistance partout sur la planète.

On est tous touchés par la pandémie, mais certains pays le sont plus durement que d’autres.

La pandémie met à l’épreuve notre résilience sociale, économique et politique.

Et les gens les plus vulnérables de notre société, notamment les personnes âgées, les réfugiés, les propriétaires de petites entreprises et les jeunes, en subissent les pires conséquences.

L’ampleur de ces chocs économiques et sociaux pourrait plonger des dizaines de millions de gens dans l’extrême pauvreté et menacer les gains durement acquis en matière de développement dans de nombreux pays.

La situation risque d’être particulièrement catastrophique pour les femmes et les filles qui vivent dans des pays fragiles et touchés par des conflits, ce qui risque d’intensifier les difficultés qu’elles vont rencontrer quand arrivera le stade de la relance.

On ne peut pas laisser ça se produire.

Cette pandémie nous rappelle brutalement à quel point notre monde est maintenant interconnecté.

Pour assurer la santé et la sécurité de nos citoyens, on doit vaincre la COVID-19 partout où elle se trouve.

Et pour que l’économie mondiale se rétablisse et que nos économies intérieures reprennent de la vigueur, on doit avoir un plan mondial concerté.

Nos citoyens doivent avoir l’assurance que les institutions internationales ne laissent personne pour compte et qu’elles sont capables de surmonter les défis mondiaux.

On sait que les emplois et les entreprises dans chacun de nos pays dépendent de la santé et de la stabilité des économies du monde entier.

La façon dont l’économie mondiale sortira de cette situation nous concerne tous. 

Notre réussite, au pays et tous ensemble en tant que communauté internationale, tient à ça.

Ralentir la propagation du virus, protéger nos citoyens et préparer la relance est un défi sans précédent, et très coûteux, même pour un pays comme le Canada.

Alors, on ne peut pas s’attendre à ce que les petits pays, qui n’ont ni les mêmes ressources ni les mêmes infrastructures que les nôtres, et qui font face à des circonstances beaucoup plus graves que nous, vainquent ce virus par leurs propres moyens.

Nous devons prendre conscience des difficultés particulières auxquelles font face les pays en développement d’Afrique ainsi que les petits États insulaires.

Nous devons mettre en œuvre une réponse d’envergure internationale, exhaustive et durable.

Et c'est ce qui nous amène ici ensemble aujourd’hui.

On réunit non seulement des dirigeants mondiaux, mais aussi des grands spécialistes de différents domaines qui peuvent nous aider à mieux comprendre et à contrer les conséquences économiques de cette pandémie.

C’est notre chance d’entamer une conversation sur les moyens à prendre pour sortir de cette véritable crise mondiale en étant plus forts et plus unis. Pour bâtir un monde qui sait créer de la croissance pour tous, vaincre les inégalités et prendre soin des plus vulnérables.

Au cours des prochains mois, on va tous travailler ensemble dans divers secteurs pour trouver des solutions ambitieuses, mais pragmatiques.

Le Canada est prêt à faire sa part pour amener le monde à lutter ensemble contre la COVID-19.

La COVID-19 est un enjeu jamais vu dans le monde moderne, mais elle nous donne aussi la chance unique de bâtir un avenir meilleur, de créer un monde sûr et prospère et d’établir un système international qui sait qui est laissé pour compte et qui s’efforce de les aider.

Merci encore de participer à cette discussion importante.