Ottawa (Ontario) - 27 octobre 2016


COLOMBIE-BRITANNIQUE

Yuen Pau Woo

Né en Malaisie, Yuen Pau Woo a grandi à Singapour. Il est arrivé en Colombie-Britannique à l’âge de seize ans grâce à une bourse d’études, pour ensuite immigrer au Canada. Au cours des 28 dernières années, M. Woo a travaillé sur des questions de politiques publiques à travers le pays. Il s’est notamment penché sur les relations que le Canada entretient avec l’Asie et il a été porte-parole de la Colombie-Britannique et du Canada dans la région de l’Asie-Pacifique. Il s’est fait le champion de l’ouverture en ce qui a trait les échanges commerciaux, la circulation des capitaux et des personnes, en favorisant l’innovation et la prise de risques, dans l’intérêt public. M. Woo a aidé de nombreuses entités, publiques et privées, à comprendre l’importance de l’Asie pour leur travail et il a contribué à l’élaboration de politiques sur les relations entre le Canada et l’Asie. À titre de président-directeur général de la Fondation Asie Pacifique du Canada entre 2005 et 2014, il a dirigé une expansion majeure de l’organisation et il a mené la conversation nationale sur l’Asie, une campagne de trois ans menée à l’échelle nationale pour faire valoir l’importance croissante de l’Asie pour le Canada et dans le monde. Pendant dix ans, il a représenté le Canada au sein du Comité permanent du Conseil de coopération économique du Pacifique. À l’heure actuelle, il est président de HQ Vancouver, un partenariat public-privé qui incite des sociétés mondiales à établir leur siège social en Colombie-Britannique. M. Woo a cofondé un organisme sans but lucratif qui fait la promotion de la culture et de l’art chinois  au Canada. En outre, il a apporté des contributions aux domaines des affaires étrangères et de la politique économique internationale du Canada par la voie de l’enseignement et de la recherche universitaire, en plus de tenir des consultations avec de hauts fonctionnaires, des dirigeants d’entreprise et des dirigeants communautaires et de s’impliquer dans la défense des intérêts publics. M. Woo occupe présentement le poste de chercheur principal en politiques publiques à l’Institut de recherche sur l’Asie de l’Université de la Colombie-Britannique. Il occupe aussi le poste de chercheur principal résident à l’École de commerce Beedie de l’Université Simon Fraser. Il a travaillé de façon efficace avec les dirigeants de Premières Nations ainsi qu’avec différents organismes de la société civile. M. Woo a été membre de nombreux conseils consultatifs, de conseils d’administration et de comités, où il a travaillé à divers dossiers stratégiques tels que l’établissement des normes, l’immigration et le multiculturalisme, les politiques économiques et la place du Canada dans le monde.


MANITOBA

Patricia Bovey, FRSA, FCMA

Patricia Bovey est historienne de l’art, conservatrice invitée et conseillère en arts en matière de gouvernance, de planification stratégique et opérationnelle, et d’élaboration des politiques. Elle s’exprime clairement sur l’importance de l’art et de la culture pour le bien-être social et économique. Elle a rendu les arts plus accessibles grâce à son leadership et son travail innovateur.  Elle a apporté un soutien important aux organisations artistiques de la communauté en contribuant à la stabilité de leur gouvernance et en mobilisant le public. Elle a également donné une voix au travail des artistes, y compris les artistes autochtones, par le biais de la recherche, de publications, d’expositions inédites et de nouveaux programmes publics. Ancienne directrice de deux galeries d’art canadiennes de marque, Mme. Bovey enseigne à l’université et compte à son actif de nombreuses conférences et publications. Sur le plan international, elle a participé à de nombreux projets, à des expositions itinérantes et à des échanges d’artistes. Elle a été membre de conseils d’administration de plusieurs universités, occupant parfois le poste de présidente. Elle a notamment présidé les conseils d’administration de l’Université du Manitoba, ainsi que d’organismes artistiques tels que le Musée des beaux‑arts du Canada et le Conseil des arts du Canada. Elle a participé à des examens de politiques culturelles à l’échelle fédérale et provinciale, à des discussions internationales sur les politiques culturelles. Elle a aussi rédigé des lignes directrices en matière d’éthique pour les musées canadiens – y compris celles concernant les œuvres d’art confisquées par les nazis – et a formulé des recommandations pour l’adoption de nouvelles lois ou la modification de lois existantes. Dans ses engagements bénévoles, elle a travaillé dans un contexte de diversité culturelle, dans les organisations de jeunes et les organisations intergénérationnelles. Mme. Bovey a présenté des ateliers pour les leaders de la jeunesse musulmane et a siégé au conseil consultatif des patients de l’Hôpital St. Boniface. Elle a reçu de nombreux prix et distinctions pour ses contributions et elle a été élue membre de la Société royale pour les arts au Royaume-Uni en 2006.


Harvey Max Chochinov

Professeur de psychiatrie à l’Université du Manitoba et directeur de l’unité de recherche en soins palliatifs du Manitoba, le Dr Harvey Max Chochinov est connu à travers le monde en tant que spécialiste de renom, chercheur et défenseur du système de soins palliatifs. Le Dr Chochinov détient également un doctorat en sciences de la santé communautaire. Ses publications sur les aspects psychosociales des soins palliatifs ont permis de définir les normes applicables en matière de soins de fin de vie. Ses travaux ont transformé son domaine et ont amélioré les soins fournis aux patients à la fin de leur vie, ainsi que la compassion à leur égard, au Canada et partout dans le monde. Il a récemment été nommé par le gouvernement pour présider le Comité externe sur les options pour une réponse législative à Carter c. Canada. Auparavant, il a été membre du conseil d’administration des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), pendant sept ans. Le Dr Chochinov a été un conférencier dans la plupart des établissements universitaires de premier plan partout au Canada et aux États‑Unis. Il a également donné des conférences à travers le monde. Il est titulaire de l’unique Chaire de recherche du Canada en soins palliatifs et il est le seul psychiatre au Canada qui a été désigné chercheur boursier de la faculté Soros dans le cadre du projet sur la mort en Amérique. Il est le président du projet Portail canadien en soins palliatifs, un membre de la Société royale du Canada et un membre de l’Académie canadienne des sciences de la santé. De 1987 à 2010, il a été consultant itinérant (par avion) en psychiatrie à Le Pas. Il comprend bien les défis et les opportunités auxquelles les communautés rurales du Nord font face. Ses contributions et ses réalisations ont été soulignées par de nombreux prix, y compris l’Ordre du Manitoba et l’Ordre du Canada. 


Professeure Marilou McPhedran, C.M., B.A., LL.B., LL.M., LL. D. (honoris causa)

Maitre Marilou McPhedran est une avocate, une éducatrice et une activiste qui défend les droits de la personne par le biais de réformes systémiques dans les domaines du droit, de la médecine, de l’éducation et de la gouvernance au Canada et à l’échelle internationale. En 1985, elle est devenue la plus jeune avocate à être nommée membre de l’Ordre du Canada pour avoir codirigé le comité spécial des femmes canadiennes sur la Constitution, un mouvement communautaire visant à renforcer les droits à l’égalité dans la Charte canadienne des droits et libertés. Elle est cofondatrice de plusieurs organisations sans but lucratif prônant le changement systémique, y compris le Fonds d’action et d’éducation juridiques pour les femmes (FAEJ) et le Metropolitan Action Committee on Violence Against Women and Children (METRAC). Actuellement professeure à l’Université de Winnipeg – Global College, Me McPhedran a auparavant été membre du Tribunal canadien des droits de la personne, commissaire en chef de la commission des droits de la personne de Saskatchewan et directrice (doyenne) du collège. Elle a reçu de nombreux prix et distinctions pour ses efforts soutenus visant à faire entendre la voix des personnes marginalisées. Elle a obtenu un doctorat honorifique en droit de l’Université de Winnipeg en 1992 et a terminé sa maîtrise en droit (LLM), en droit constitutionnel comparé, à la faculté de droit Osgoode Hall en 2004.   


NOUVEAU-BRUNSWICK

René Cormier

Le parcours de René Cormier fait de lui un professionnel du milieu des arts et de la culture au Canada, mais aussi un acteur social et un leader de la francophonie à l’échelle internationale. Il possède une expérience et une expertise sans égal dans le milieu des arts et de la culture au Canada. Son travail est ancré dans son expérience et dans sa vie en tant que Néo-Brunswickois francophone, ainsi que dans sa vision du développement du peuple acadien. Il a été président de la Commission internationale du théâtre francophone, directeur du Théâtre populaire d’Acadie, président de la Fédération culturelle canadienne-française, membre du conseil d’administration de la Conférence canadienne des Arts et est présentement directeur artistique des Zones Théâtrales au Centre nationale des Arts et président de la Société Nationale de l’Acadie, l’organisme porteur de la Stratégie de promotion des artistes acadiens sur la scène internationale. Sa connaissance du processus législatif et de la Constitution du Canada repose sur son expérience professionnelle et son action bénévole dans des dossiers culturels et linguistiques associés à plusieurs lois, notamment la Loi sur le statut de l’artiste, la Loi sur la radiodiffusion, la Loi sur le droit d’auteur et la Loi sur les langues officielles. M. Cormier est reconnu pour sa capacité de bâtir des ponts entre des groupes culturels souvent divisés. Plusieurs organismes lui ont décerné des distinctions pour ses contributions au domaine culturel, notamment l’Ordre des francophones d’Amérique. M. Cormier est également Chevalier des arts et des lettres de la France.


Nancy Hartling

Nancy Hartling joue un rôle de premier plan dans la promotion du changement social et elle s’inscrit comme une grande défenseure des causes qui touchent les femmes au Nouveau-Brunswick. Grâce à sa carrière axée sur les questions sociales et les enjeux liés à la famille, elle connaît bien les questions relatives à la santé mentale, à la pauvreté, à la violence contre les femmes et au développement économique. Alors qu’elle venait de se divorcer et elle élevait ses deux jeunes enfants, Mme. Hartling a pris conscience qu’elle devait poursuivre ses études. Elle a rapidement été confrontée aux obstacles auxquels beaucoup font face lorsqu’ils tentent de gagner leur vie tout en apportant des contributions positives à la société. Elle a obtenu deux diplômes universitaires et elle a fondé l’organisme sans but lucratif Support to Single Parents Inc., dont elle a été la directrice exécutive  pendant 34 ans. Elle défend à l’échelle locale, provinciale et nationale les intérêts socio-économiques des parents célibataires et de leurs enfants et elle a dirigé des programmes innovateurs pour aider les mères célibataires à faible revenu. Elle a également fondé St. James Court Inc., un complexe résidentiel abordable destiné aux familles monoparentales. Elle a notamment mis sur pied des programmes destinés aux personnes âgées, en plus d’effectuer des recherches au sujet du vieillissement sain de la population ainsi que des besoins de celle-ci. Dans le cadre de son travail, Mme  Hartling a établi et maintenu des partenariats à tous les échelons de gouvernement de même qu’avec des organismes communautaires, des universités et d’autres établissements d’enseignement, des entreprises et des médias. Son engagement à l’égard des enjeux qui touchent les femmes est considérable : elle copréside notamment le Groupe de travail de la ministre sur la violence faite aux femmes, un groupe de travail provincial; elle siège au conseil d’administration du Centre Muriel McQueen Fergusson pour la recherche sur la violence familiale; elle a assuré la coprésidence pour le Nouveau-Brunswick dans le cadre de la Marche mondiale des femmes en 2000; et elle donne des cours à l’Université du Nouveau-Brunswick. Mme Hartling a reçu de nombreuses distinctions pour souligner ses réalisations en ce qui concerne ses services à la communauté, son leadership au sein de diverses organisations et les causes qu’elle défend. Elle a entre autres reçu le Prix du Gouverneur général en commémoration de l’affaire « personne », le Prix de l’esprit communautaire de Centraide de la région du Grand Moncton et du sud-est du Nouveau-Brunswick ainsi que l’Ordre du Nouveau-Brunswick.


NOUVELLE-ÉCOSSE

Dre Wanda Thomas Bernard, Ph. D., C.M., O.N.S.

La Dre Wanda Thomas Bernard est une travailleuse sociale, éducatrice, chercheure, activiste communautaire et de militante en faveur des changements sociaux reconnue. Elle a travaillé dans le milieu de la santé mentale à l’échelle provinciale et en pratique communautaire rurale à l’échelle municipale. Depuis 1990, elle est également professeure à l’École de service social de l’Université Dalhousie, en plus d’occuper le poste de directrice pendant dix ans. En 2016, elle a été nommée conseillère spéciale en matière de diversité et d’inclusion de l’Université Dalhousie et elle est la première Afro-néo-écossaise à obtenir un poste menant à la permanence à l’Université Dalhousie et à être promue professeure titulaire. La Dre Thomas Bernard a collaboré avec des organisations provinciales en vue d’intégrer la diversité aux processus politiques de la Nouvelle‑Écosse et d’enseigner aux membres des communautés les processus législatifs canadiens et d’encourager la participation des citoyens. Elle est membre fondatrice de l’Association of Black Social Workers (ABSW), dont le but est de répondre aux besoins des citoyens marginalisés, en particulier de d’ascendance africaine. En tant que membre du Conseil consultatif sur la condition féminine de la Nouvelle-Écosse, et dans le cadre de ses fonctions actuelles de présidente, elle a joué un rôle de premier plan dans l’élaboration des recommandations faites aux ministres concernant les cadres de prévention de la violence à caractère sexuel et l’équité en matière de santé. Elle a été membre de la Coalition nationale des conseils consultatifs sur le statut de la femme à l’échelle nationale. Elle a également été témoin experte dans des causes liées aux droits de la personne et a fait des présentations dans le cadre de nombreux forums locaux, nationaux et internationaux. La Dre Thomas Bernard a reçu de nombreuses distinctions pour son travail et son leadership communautaires, en particulier l’Ordre de la Nouvelle‑Écosse et l’Ordre du Canada.


Daniel Christmas

Daniel Christmas a vécu toute sa vie dans la communauté micmaque de Membertou. Il a joué un rôle actif au sein de nombreuses organisations internationales, nationales, provinciales et locales dans des domaines aussi diversifiés que les droits ancestraux ou issus de traités, la jeunesse, la justice, le maintien de l’ordre, l’éducation, les soins de santé, les droits de la personne, la formation des adultes, le développement économique et l’environnement. À titre de directeur des services consultatifs de l’Union des Indiens de la Nouvelle-Écosse, M. Christmas a coordonné sa stratégie relative aux politiques et aux litiges sur les droits ancestraux ou issus de traité et a dirigé l’élaboration de la réponse des Micmacs au rapport de la Commission royale sur les poursuites intentées contre Donald Marshall fils. Il a également contribué à la mise en œuvre de nombreuses recommandations du rapport. Au cours des vingt dernières années, il a joué un rôle central dans la transformation de sa communauté à titre de conseiller principal au sein de la communauté de Membertou, qui était alors une Première Nation au bord de la faillite et qui figure maintenant parmi les communautés les plus prospères du Canada. M. Christmas occupe également des fonctions de consultant auprès des Services de gestion de la qualité pour Membertou, qui fournissent des services à plusieurs organisations micmaques. Il a été membre ou président de nombreux conseils, comités consultatifs ou organisations à l’échelle provinciale ou nationale. Depuis 18 ans, il préside un organisme de bienfaisance local, l’Educational Program Innovation Charity, reconnu en 2010 par la Fondation canadienne Donner comme l’organisation sans but lucratif la mieux gérée au Canada. Il a reçu de nombreux prix et de nombreuses distinctions pour son travail, dont un doctorat honorifique en droit de l’Université Dalhousie.


ÎLE-DU-PRINCE-ÉDOUARD

Diane Griffin

Diane Griffin est reconnue dans la province et à travers le pays comme chef de file dans le domaine de la conservation des espaces naturels. Elle a contribué à la gestion durable des terres, à la protection des terres de grande valeur écologique et à l’amélioration de sa communauté. Elle a travaillé dans le secteur environnemental sans but lucratif, dans la fonction publique provinciale, notamment au poste de sous-ministre des Ressources environnementales de l’Île-du-Prince-Édouard et au sein de l’administration municipale. Au cours de sa carrière, elle a conseillé des leaders politiques de haut niveau sur les questions et les politiques environnementales, et elle a participé à la rédaction et à la mise en application de lois sur la conservation des réserves écologiques et la protection de l’environnement. Au cours des 13 dernières années, Mme Griffin a siégé au conseil municipal de Stratford, où elle a plaidé avec vigueur pour assurer un équilibre entre la durabilité environnementale et la viabilité sociale et économique. Mme Griffin est également très impliquée au sein de sa communauté, dans les hôpitaux, les universités, les groupes de défense du patrimoine et les organismes de bienfaisance liés à la santé. Grâce à son leadership dans le domaine de la conservation des espaces naturels, elle a reçu le prix du Gouverneur général en conservation et un diplôme honorifique de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard. Elle a également reçu l’Ordre de l’Île-du-Prince-Édouard afin de souligner son travail bénévole et sa contribution à la vie sociale de la province.

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