Ottawa (Ontario) - 25 novembre 2018

Le premier ministre Justin Trudeau a fait aujourd’hui la déclaration suivante à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes :

« La violence fondée sur le sexe nuit à tous. Elle a des répercussions sur nos familles, nos écoles et nos milieux de travail. Elle empêche des communautés entières d’atteindre leur plein potentiel.

« Aujourd’hui, en cette Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, nous nous réunissons pour élever nos voix contre la violence faite aux femmes et aux personnes de diverses identités de genre. Nous réfléchissons à ce que nous pouvons faire au quotidien pour combattre la violence et être porteurs de changement.

« À travers le monde, le nombre de femmes transgenres et de personnes de diverses identités de genre qui font face à la violence est stupéfiant. Les femmes déplacées, migrantes et réfugiées sont également particulièrement vulnérables et doivent composer avec des obstacles encore plus grands alors qu’elles cherchent à assurer leur sécurité et à obtenir justice. Au Canada, la disparition et le meurtre de femmes et de filles autochtones est une tragédie et fait notre honte.

« Alors que nous réfléchissons à cette réalité inacceptable, nous rendons également hommage aux activistes de premières lignes qui aident les survivantes à retrouver leur voix, leur autonomie et leur vie. Tout le monde bénéficie de leur travail parce que toute atteinte aux droits des femmes est une menace à l’ensemble de nos droits fondamentaux.

« Le gouvernement du Canada a pris des mesures importantes pour aider à mettre fin à la violence fondée sur le sexe. L’an dernier, nous avons lancé Il est temps : la stratégie du Canada pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe. Cette stratégie vise à prévenir la violence fondée sur le sexe, à mieux soutenir les survivantes et leurs familles et à améliorer la réactivité du système judiciaire.

« Cette année, nous avons fait de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes le thème central de la présidence canadienne du G7. Au cours du Sommet, les dirigeants ont reconnu le besoin urgent de protéger les droits des femmes et des filles à travers le monde, en particulier celles qui se trouvent en situation de conflit. Ils ont également signé la Déclaration d’engagement de Charlevoix pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe et sur le genre, ainsi qu’aux abus et au harcèlement dans l’univers du numérique. Cet engagement nous aidera à élaborer de meilleures stratégies de prévention et d’intervention en cas de crise, en plus de mieux soutenir les victimes de la violence fondée sur le sexe.

« S’appuyant sur ces réalisations, le Canada a mis de l’avant une résolution au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies visant à prévenir et à contrer la violence faite aux femmes et aux filles dans des contextes numériques. Des pays du monde entier ont adopté la résolution pour s’engager à faire partie de la solution.

« Cependant, nous pouvons en faire plus. Ensemble, nous devons transformer la culture qui banalise la discrimination, le harcèlement et la violence dans nos communautés. Lorsque les femmes et les filles racontent leurs histoires, nous ne devons pas les ignorer. Leur courage provoque des changements qui bénéficient à tous. Nous devons écouter les femmes, les respecter, les valoriser et protéger leurs droits.

« En ce début des 16 jours d’activisme contre la violence fondée sur le sexe, je demande à tous les Canadiens de faire leur part pour protéger les droits des femmes et lutter contre la violence fondée sur le sexe. Lorsque les femmes et les filles sont en sécurité et libres de vivre pleinement leur vie, c’est toute notre société qui en bénéficie. »