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Déclaration du premier ministre à l'occasion de la Journée internationale de tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales féminines

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Le premier ministre Justin Trudeau a fait aujourd’hui la déclaration suivante à l'occasion de la Journée internationale de tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales féminines :

« Aujourd'hui, en cette Journée internationale de tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales féminines, les Canadiens et les gens du monde entier reconnaissent la nécessité de mettre fin à cette horrible pratique qui a eu des impacts dévastateurs sur la vie de plus de 200 millions de femmes et de filles dans le monde.

« L’excision/la mutilation génitale féminine (E/MGF) constitue une grave violation des droits de la personne qui a des répercussions dévastatrices sur la santé physique et mentale des femmes et des filles. À ce jour, environ 60 pays dans le monde se sont dotés de lois contre l’E/MGF. Au Canada, toute personne qui contribue à cette pratique peut faire l’objet d’accusations au criminel, y compris les personnes qui emmènent un enfant hors du pays pour la procédure.

« Le Canada a joué un rôle actif dans les efforts internationaux visant à éliminer les pratiques nocives comme l'E/MGF, notamment en adoptant le Programme de développement durable à l'horizon 2030 des Nations Unies. La protection des droits des femmes en tant que droits de la personne et le fait de donner des moyens d’agir aux femmes et aux filles sont au cœur de la Politique d'aide internationale féministe du gouvernement du Canada. En juin 2019, nous nous sommes engagés à atteindre, en moyenne, un financement annuel de 1,4 milliard de dollars d'ici 2023 pour soutenir la santé des femmes, des enfants et des adolescents dans le monde entier. Dans le cadre de ce financement, une somme annuelle de 700 millions de dollars sera consacrée exclusivement à la santé sexuelle et reproductive et aux droits connexes, y compris la violence sexuelle et la violence fondée sur le sexe.

« Nous savons que, pour mettre fin à cette pratique, les gouvernements et les communautés concernées devront prendre des mesures collectives. C'est pourquoi nous collaborons avec des groupes de défense des droits des femmes et des dirigeants religieux de partout dans le monde pour contribuer à changer les attitudes sociales et à s’assurer que les femmes et les filles ont des moyens d’agir, incluant pour le contrôle de leur corps et de leur sexualité. Le Canada offre 10 millions de dollars sur quatre ans pour appuyer un projet de l'UNICEF visant à réduire l'E/MGF en Éthiopie. Le projet permet aux adolescentes d’obtenir les ressources et les compétences nécessaires pour exprimer leurs opinions et dénoncer la violence. Il fait également appel aux membres de la communauté, notamment aux travailleurs sociaux et aux responsables de l’application de la loi, ainsi qu'aux dirigeants politiques, culturels et religieux pour prévenir l’E/MGF. De plus, le projet prévoit une formation à l’intention des professionnels de la santé pour les aider à fournir des services de santé et de prévention de qualité aux survivantes et aux filles à risque.

« Chez nous, nous pouvons contribuer à cet effort en améliorant la collecte de données. Nous pouvons également offrir des renseignements et de la formation aux fournisseurs de services de santé afin de les aider à identifier les personnes à risque et à aider les survivantes en leur offrant un soutien social adapté à leur culture ainsi que des services de santé et des services psychologiques.

« Si vous êtes au Canada et que vous croyez que vous ou quelqu'un que vous connaissez risquez de subir une E/MGF, veuillez demander de l'aide à votre service de police local ou aux services de protection de l'enfance. Si vous ou la personne à risque êtes une citoyenne canadienne à l'étranger, veuillez communiquer avec l'ambassade ou le consulat du Canada le plus proche, appeler au 1-613-996-8885 ou envoyer un courriel à sos@international.gc.ca.

« Ce n'est qu'en travaillant ensemble et en investissant dans la santé des femmes et des filles que nous pourrons protéger et promouvoir leurs droits en matière de santé sexuelle et reproductive. Nous sommes tous gagnants lorsque les femmes et les filles peuvent vivre leur vie en toute sécurité, sans craindre de subir des dommages physiques ou psychologiques simplement en raison de leur sexe ou de leur genre. De concert avec nos partenaires internationaux, nous devons mettre fin à l'E/MGF et bâtir un monde meilleur, plus équitable et plus sûr où les droits de chacun sont respectés. »