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Déclaration du premier ministre à l’occasion de la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes

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Le premier ministre Justin Trudeau a fait aujourd’hui la déclaration suivante à l’occasion de la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes :

« Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, je me joins aux Canadiens de partout au pays pour rendre hommage aux 14 jeunes femmes qui ont été assassinées de façon insensée et aux 13 autres qui ont été blessées le 6 décembre 1989 à l’École Polytechnique de Montréal. Nous honorons leur mémoire et unissons nos voix pour condamner la misogynie qui a mené à cette tragédie.

« Alors que nous nous souvenons des victimes de cet acte lâche et haineux, nous nous rappelons également que, pour d’innombrables femmes, filles et personnes de diverses identités de genre au Canada et dans le monde, la violence est une réalité quotidienne. Cette menace, qui a été amplifiée par la pandémie de COVID-19, est inacceptable et doit être éliminée. C’est pourquoi, en ce jour, nous réaffirmons notre engagement à dénoncer toute forme de violence à l’égard des femmes et à agir en conséquence, notamment pendant les 16 jours d’activisme contre la violence fondée sur le sexe, qui se terminent le 10 décembre.

« Nous sommes tous gagnants lorsque les femmes et les filles peuvent vivre leur vie pleinement et sans violence. S’appuyant sur la Stratégie contre la violence fondée sur le sexe et sur la Stratégie nationale de lutte contre la traite des personnes, le gouvernement du Canada a annoncé dans le Budget 2021 un nouvel investissement de plus de 600 millions de dollars sur cinq ans pour élaborer un Plan d’action national pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe. Ce plan décennal proposera des solutions concrètes pour prévenir la violence fondée sur le sexe, s’attaquer aux causes profondes et aux problèmes systémiques qui perpétuent la violence à l’égard des femmes, y compris dans le système juridique et judiciaire, et assurer l’accès rapide des survivants aux services de soutien et aux mesures de protection. Dans le cadre de l’investissement annoncé dans le Budget 2021, le gouvernement s’est engagé à verser 30 millions de dollars sur cinq ans pour soutenir les lignes téléphoniques d’urgence qui apportent une aide aux victimes de violence fondée sur le sexe. Depuis le début de la pandémie, nous avons investi près de 300 millions de dollars pour soutenir les refuges, les centres d’aide aux victimes d’agression sexuelle et les organisations qui aident les femmes, les enfants et les personnes LGBTQ2 et non binaires victimes de violence. Nous continuerons d’être là pour ces organisations afin de nous assurer qu’elles sont en mesure de fournir les services et le soutien nécessaires à ceux et celles qui en ont le plus besoin.

« Depuis le massacre à l’École Polytechnique de Montréal, de nombreuses autres vies ont été tragiquement perdues à cause de la violence armée, notamment à Québec, à Toronto et en Nouvelle-Écosse. Bien que nous ne puissions pas changer le passé, nous pouvons nous assurer de ne pas le répéter. Les Canadiens savent qu’il n’y a pas de place dans notre pays pour les armes qui ont été conçues pour tuer le plus de gens possible, le plus rapidement possible. C’est pourquoi, l’an dernier, le gouvernement du Canada a annoncé l’interdiction de plus de 1 500 modèles et variantes d’armes à feu de style arme d’assaut et de certaines de leurs composantes, y compris l’arme utilisée à l’École Polytechnique. Il s’agissait d’une étape essentielle pour bâtir un Canada plus sûr, et nous continuerons de prendre des mesures pour resserrer le contrôle des armes à feu, retirer les armes dangereuses de nos rues et faire en sorte que chacun puisse vivre à l’abri de la violence.

« En cet anniversaire solennel, j’invite les Canadiens à rendre hommage aux victimes du massacre à l’École Polytechnique. Nos pensées vont à leurs proches ainsi qu’aux survivantes de cette tragédie insensée. Réfléchissons également à ce que nous pouvons tous faire, par nos paroles et nos gestes, pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe et bâtir une société où les femmes, les filles et les personnes de diverses identités de genre se sentent respectées et en sécurité et où elles peuvent réaliser leur plein potentiel. »