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Déclaration du premier ministre concernant les excuses personnelles présentées par Sa Sainteté le pape François aux Survivants du système des pensionnats au Canada

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Si vous avez besoin de parler à quelqu’un, une ligne d’écoute téléphonique nationale de résolution des questions des pensionnats indiens offre aux survivants et à leur famille du soutien émotionnel et des services d’intervention en cas de crise. Cette ligne d’écoute est disponible tous les jours, 24 heures sur 24 par téléphone, au 1-866-925-4419. Par ailleurs, la Ligne d’écoute d’espoir pour le mieux-être apporte un soutien à tous les Autochtones. Vous pouvez joindre des conseillers par téléphone ou par clavardage. Le service est offert en français et en anglais, ainsi qu’en cri, ojibwé et inuktitut, sur demande. Pour joindre la Ligne d’écoute, composez sans frais le 1-855-242-3310 ou branchez-vous en ligne par clavardage à www.espoirpourlemieuxetre.ca.

Le premier ministre Justin Trudeau a fait aujourd’hui la déclaration suivante concernant les excuses personnelles présentées par Sa Sainteté le pape François aux Survivants du système des pensionnats au Canada :

« Aujourd’hui, à Maskwacîs, sur le territoire visé par le Traité no 6, qui constitue les terres traditionnelles des Premières Nations et des Métis, Sa Sainteté le pape François a reconnu les abus commis dans les pensionnats qui, pour les peuples autochtones de toutes les régions du pays, ont entraîné la destruction de leur culture, la perte de vies humaines et des traumatismes permanents. Sa Sainteté a demandé "pardon pour le mal commis par de nombreux chrétiens contre les peuples autochtones".

« Le système des pensionnats a tenté d’assimiler les enfants autochtones. Ces derniers étaient forcés d’abandonner leur langue, leur culture, leur spiritualité, leurs traditions et leur identité. Plus de 150 000 enfants ont été ainsi arrachés à leur famille et à leur communauté pour être placés dans des pensionnats. Beaucoup ont subi des violences physiques, émotionnelles et sexuelles, et des milliers d’enfants ne sont jamais rentrés chez eux. L’héritage douloureux du système des pensionnats se perpétue encore aujourd’hui.

« En 2015, la Commission de vérité et réconciliation (CVR) publiait son rapport final, rapport qui présente 94 appels à l’action pour examiner et réparer les torts causés par les pensionnats. Plus précisément, l’appel à l’action 58 exhorte le pape à présenter des excuses aux Survivants, à leurs familles et aux communautés pour le rôle que l’Église catholique romaine a joué dans les mauvais traitements sur les plans spirituel, culturel, émotionnel, physique et sexuel que les enfants des Premières Nations, inuits et métis ont subis dans les pensionnats dirigés par l’Église catholique. Depuis la publication du rapport, les Premières Nations, les Inuits et les Métis demandent au pape de répondre à cet appel. Plus tôt cette année, dans une extraordinaire démonstration de bravoure et de détermination, des Survivants, des dirigeants autochtones et des jeunes se sont rendus au Vatican pour livrer leur vérité directement à l’une des institutions responsables et pour demander à l’Église catholique de présenter des excuses en bonne et due forme. L’événement qui nous a rassemblés aujourd’hui à Maskwacîs est le fruit du courage, des efforts de sensibilisation et de la persévérance des Survivants des Premières Nations, inuits et métis qui ont relaté leurs souvenirs douloureux et raconté leurs expériences.

« Aujourd’hui, nous pensons aux enfants qui ont été arrachés à leur famille et privés de leur enfance. Les conséquences intergénérationnelles des pensionnats se font encore sentir dans les communautés autochtones aujourd’hui, car les Survivants, leur famille et leur communauté continuent de subir les traumatismes qui en résultent. Le gouvernement du Canada continuera d’appuyer leur processus de guérison et reste déterminé à mettre en œuvre les appels à l’action de la CVR.

« La réconciliation est l’affaire de tous les Canadiens. Il nous appartient de faire preuve d’ouverture, d’écouter et de partager. Il nous incombe de voir nos différences non pas comme un obstacle, mais comme une occasion d’apprendre, de mieux nous comprendre et de passer à l’action. Personne ne doit oublier ce qui s’est passé dans les pensionnats du Canada, et nous devons tous veiller à ce que cela ne se reproduise jamais. Dans un esprit de réconciliation et de guérison, nous construirons ensemble un avenir meilleur – pour les peuples autochtones et tous les Canadiens. »