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Allocution du premier ministre sur les changements au Conseil des ministres et sur un prochain discours du Trône

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LA VERSION PRONONCÉE FAIT FOI

Bonjour à tous.

Merci d’être des nôtres.

Hier, j’ai accepté la démission de Bill Morneau à titre de ministre des Finances.

Pendant près de cinq ans, Bill a travaillé sans relâche, au nom de tous les Canadiens, pour bâtir une économie forte et résiliente qui profite à tous.

Je tiens à remercier Bill pour son service exceptionnel en tant que ministre des Finances, mais aussi en tant que député de Toronto-Centre.

Quelles que soient ses prochaines étapes, je sais qu’il continuera de contribuer énormément à notre pays dans les années à venir.

Plus tôt aujourd’hui, j’étais à Rideau Hall pour apporter quelques changements au Conseil des ministres.

Chrystia Freeland est maintenant la ministre des Finances du Canada.  Elle reste également la vice-première ministre.

Dominic LeBlanc est le nouveau ministre des Affaires intergouvernementales.

Il continue aussi d’être président du Conseil privé de la Reine pour le Canada.

Dans les semaines et les mois à venir, leur travail sera plus important que jamais, parce ce que le monde est à la croisée des chemins.

Le Canada est à la croisée des chemins.

Alors que les économies se relancent, on voit la COVID-19 réapparaître dans des endroits comme l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

C’est leur hiver en ce moment, et le nôtre est encore à venir.

Il faut donc demeurer vigilant chez nous.

Parce qu’on a travaillé trop fort, et on a fait trop de sacrifices, pour reculer.

Et le Canada est loin d’être sorti des bois.

Prenons par exemple le fait que certaines provinces voient apparaître de nouveaux cas après des semaines de baisse.

Pour les parents en particulier, c'est un gros souci en ce qui concerne l'année scolaire.

Je les comprends.

Et en tant que père, j’ai moi aussi des inquiétudes.

Les dirigeants provinciaux ont la responsabilité de veiller à ce que nos enfants soient en sécurité dans leur salle de classe.

En tant que gouvernement fédéral, on mettra tout en œuvre pour vous aider, notamment par l’intermédiaire de notre Accord sur la relance sécuritaire de 19 milliards de dollars.

Mais bien sûr, il n'y a pas que l'école qui préoccupe les gens.

Même si de nombreux Canadiens sont retournés au travail, le taux de chômage demeure au-delà de 10 %.

Les temps sont difficiles pour tous les Canadiens, mais on doit se rappeler que ce sont ceux qui étaient déjà en difficulté qui sont les plus durement touchés.

Des femmes sont dans la situation impossible d’avoir à choisir entre leurs enfants et leur carrière.

Les Canadiens racialisés et les peuples autochtones font face à des obstacles supplémentaires.

Les jeunes sont confrontés à des fardeaux inattendus alors qu'ils s'inquiètent de leur avenir.

Il faudra du temps pour rattraper notre retard économique causé par cette pandémie.

Il faudra travailler fort pour combler ces lacunes.

Cette pandémie nous a appris d’importantes leçons.

Elle a mis de l’avant les inégalités qui existent encore et nos vulnérabilités en tant que société.

Mais, le Canada n’est pas seul.

Partout dans le monde, un consensus émerge sur le fait que le moment est venu de réfléchir de manière audacieuse et de reconstruire encore plus fort.

Les économies avancées comprennent qu’avec les taux d’intérêt très bas, les coûts d’emprunt sont également très bas pour stimuler la reprise.

Des gouvernements qui, comme le Canada, ont une position fiscale solide doivent investir pour aider les citoyens à traverser cette crise.

Nos alliés du G7, que ce soit l’Allemagne ou le Royaume-Uni, nos partenaires comme l’Union européenne ou la Corée du Sud : ils saisissent tous ce moment pour agir.

Et on doit le saisir aussi.

On a un choix à faire.

On peut décider d'aller de l'avant au lieu de revenir au statu quo.

On peut choisir d'adopter de nouvelles solutions audacieuses pour relever les défis auxquels on est confrontés et refuser de laisser les anciennes façons de penser freiner nos progrès.

Si cette pandémie est un défi inattendu, elle constitue également une opportunité sans précédent.

C'est notre chance de bâtir un Canada plus résilient : un Canada plus sain et plus sûr, plus vert et plus compétitif.

Un Canada plus accueillant et plus juste. 

C'est le moment de changer l'avenir en mieux.

On ne peut pas se permettre de rater cette occasion, car le temps presse.

On a mis en œuvre une intervention d’urgence d’envergure pour aider tous les Canadiens à composer avec cette nouvelle réalité.

On a rouvert soigneusement et avec succès de nombreux secteurs de l'économie.   

Et maintenant, on doit également se tourner vers l'avenir.

On a besoin de solutions à long terme pour combler les lacunes en matière de soins de santé – des lacunes qui nous ont obligés à demander à nos soldats de s’occuper de nos aînés.

On a besoin de bons emplois pour la classe moyenne qui puissent résister aux défis de demain.

On doit traverser cette pandémie en donnant à chacun une chance réelle et équitable de réussir et pas seulement au 1 % le plus riche.

Autrement dit, on a besoin d'un plan de relance à long terme.

Un plan qui nous permettra de nous attaquer de front aux lacunes fondamentales que cette pandémie a révélées.

Dans les semaines à venir, on va présenter notre plan pour rebâtir un Canada plus fort et plus résilient.

Ce sera notre feuille de route pour nous sortir de la pandémie et bâtir une société plus juste et plus accueillante.

Des communautés mieux préparées aux crises futures.

Et un pays où chacun jouit d’une plus grande sécurité et d’une meilleure santé.

On va présenter un discours du Trône le mercredi 23 septembre, la même semaine que la Chambre des communes devait déjà revenir.

Ça nous donnera l’occasion de présenter en détail notre approche pour l’avenir.

Ça permettra également au Parlement de tenir un vote de confiance sur ce nouveau plan.

J’ai déjà demandé à la gouverneure générale de proroger le Parlement, ce qui doit avoir lieu avant qu’un gouvernement puisse présenter un discours du Trône.

Je veux être clair.

Si vous avez recours à la PCU ou à l'AE pendant que vous cherchez du travail ou à la subvention salariale pour garder vos employés, sachez que la prorogation n’aura aucun impact sur ces programmes.

En fait, le début d'une nouvelle session du Parlement est l’occasion de créer des moyens durables pour vous aider à aller de l'avant.

Ça a toujours été notre priorité et ça le sera toujours.

Il y a huit mois, notre gouvernement a présenté un plan pour faire face aux enjeux qui importent le plus aux Canadiens.

Ce plan a été conçu pour un Canada différent, pré-COVID.

Depuis, notre réalité a changé, tout comme notre approche.

Le Parlement doit soutenir un nouvel agenda qui répond au nouveau monde dans lequel on vit.

Les Canadiens s’attendent à ce qu’on travaille ensemble dans des moments comme celui-ci.

On est prêts à faire notre part, à obtenir l’appui du Parlement à notre plan pour un Canada plus résilient.

Un plan qui nous permet de rester vigilants et de garder le virus sous contrôle.

Un plan qui investit dans les Canadiens.

Un plan pour un avenir meilleur.

Beaucoup de travail nous attend au cours des semaines et des mois à venir.  

Et je sais que la vice-première ministre et le ministre LeBlanc, qui ont assumé de nouvelles fonctions aujourd’hui, sont les personnes sur qui on peut compter pour mener à bien ce travail.

L’équipe entière est prête à aller de l’avant.  

Je suis impatient de relever les défis que nous réservent les mois à venir.

Merci beaucoup.