Ottawa (Ontario) - 2 novembre 2016


QUÉBEC

Renée Dupuis, C.M., Ad.E.

Avocate et auteure, Maître Renée Dupuis se spécialise dans les domaines du droit administratif, des droits de la personne et du droit relatif aux Autochtones (individus et communautés). Elle a été conseillère juridique et consultante auprès de Premières Nations et de leurs organisations régionales et nationales dans des négociations tripartites de revendications globales et dans des négociations constitutionnelles. Elle a présidé la Commission des revendications particulières des Indiens, une commission d’enquête fédérale, ainsi que le comité du Barreau du Québec sur le droit en regard des peuples autochtones. En août 2011, elle a été nommée au poste de vice-présidente de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec. Me Dupuis a de plus été membre du comité chargé de la révision de la Loi canadienne sur les droits de la personne et a siégé comme commissaire à la Commission canadienne des droits de la personne. Elle participe depuis  30 ans à titre professionnel et personnel à des activités de formation à l’intention des femmes et à des organismes de soutien aux femmes. Elle a été membre du collectif qui a créé le Centre de Santé des femmes de Québec. Son engagement soutenu auprès de groupes communautaires de soutien aux femmes et pour l'avancement des droits des femmes a été souligné par le Barreau du Québec en 2004 par le Mérite Christine-Tourigny, de même que par le prix Femmes de mérite de la YWCA en 2002. Son leadership et ses réalisations ont été maintes fois reconnus tant par ses pairs que par l’ensemble de la société. Le Barreau du Québec et l'Université Laval ont souligné en 2012 sa contribution exceptionnelle et l'excellence de ses réalisations professionnelles en lui attribuant respectivement la Médaille du Barreau du Québec et un Doctorat honoris causa en Droit. Elle eut aussi l'honneur d'être nommée Membre de l'Ordre du Canada en 2005. Elle a prononcé de nombreux séminaires et conférences au Canada et à l’étranger et elle est l’auteure de plusieurs ouvrages et articles. Elle a reçu le prix du gouverneur général en 2001 (catégorie Études et essais) pour son livre Quel Canada pour les Autochtones ? La fin de l’exclusion.


Éric Forest

Depuis plus de 40 ans, Éric Forest travaille au développement de l’Est-du-Québec.  Maire de Rimouski depuis 2005, il a mobilisé le milieu rimouskois dans le cadre d’un plan stratégique qui guide le développement d’une communauté respectueuse et solidaire. Sous son leadership, Rimouski est maintenant reconnue comme une des villes où il fait bon vivre au Canada, dotée d’une forte vitalité culturelle et d’une structure économique axée sur l’économie du savoir. Sa première incursion en politique fut à l’âge de 27 ans, comme conseiller à la ville de Pointe-au-Père – il y a été élu maire deux ans plus tard. Après un passage dans le monde des affaires, comme copropriétaire et vice-président d’une concession automobile, il est revenu à la politique en 1994, à titre de conseiller à la Ville de Rimouski avant d’y devenir maire. De 1995 à 2005, il a été vice-président et directeur général du club de hockey l’Océanic où il s’est donné l’objectif de faire de l’Océanic un instrument de cohésion sociale pour tout l’Est-du-Québec. Maire de Rimouski depuis 2005, il a été président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) pendant près de quatre ans, de 2010 à 2014, dans un contexte de crise de confiance majeure des citoyens envers leurs élus municipaux. Son engagement a contribué à solidariser le monde municipal en organisant deux sommets provinciaux qui ont mené à la rédaction d’un Livre blanc sur l’avenir des municipalités. Pendant son mandat de présidence, il a aussi mis sur pied un projet d’insertion socio-professionnelle qui permet à plusieurs jeunes des centres jeunesse de vivre une expérience de travail enrichissante au sein de l’équipe municipale de leur ville. En 2014, il a été Récipiendaire du prix Jean-Paul L’Allier qui vise à honorer un élu québécois s’étant distingué par sa vision, son leadership et ses réalisations en urbanisme et aménagement du territoire. M. Forest est très engagé dans plusieurs causes sociales et il s’est particulièrement investi pour l’implication des jeunes et des femmes en politique, dans le cadre de ses fonctions à l’UMQ et au mouvement L’Effet A.


Marc Gold

Marc Gold a un bilan reconnu de réalisations tant sur le plan professionnel qu’au sein de sa communauté. Au début de sa carrière, en tant que professeur de droit à  la Faculté de droit Osgoode à Toronto, il a publié de nombreux ouvrages et il a donné des conférences à l’échelle du Canada et à l’étranger. Il a été parmi les quelques universitaires appelés à former les juges nommés par le gouvernement fédéral sur le droit constitutionnel et la Charte canadienne des droits et libertés. Il a laissé son emploi permanent d’universitaire il y a 25 ans pour se consacrer au service à la communauté, où ses contributions ont été considérables. Il a occupé des postes prédominants au sein de la communauté juive à l’échelle locale, nationale et internationale, dont celui de président des Fédérations juives du Canada. Il a également été président pendant 10 ans d’ENSEMBLE pour le respect de la diversité (anciennement la Fondation de la tolérance), une organisation sans but lucratif qui travaille avec les jeunes pour construire une société plus ouverte et inclusive, et qui joint actuellement plus de 25 000 jeunes par année dans les écoles du Québec et du Canada. M. Gold a siégé au conseil d’administration et a été président du Comité des promotions à l’Université de Montréal pendant 16 ans. À la fin de son mandat en juin 2016, il a été nommé administrateur émérite en reconnaissance de ses services pour l’université. Pendant 23 ans, il a aussi été vice-président chez Maxwell Cummings and Sons, une société familiale privée d’immobilier et d’investissements basée à Montréal. Il est actuellement membre à temps partiel de la Commission des libérations conditionnelles du Canada et professeur adjoint de droit à l’Université McGill. Il est également membre du conseil d’administration de l’Orchestre symphonique de Montréal et de Centraide du Grand-Montréal. Il a reçu un doctorat honorifique de l’Université Bar Ilan en 2012 et la médaille Samuel Bronfman de la Fédération CJA en 2015.


Marie-Françoise Mégie

Le parcours professionnel de Dre Marie-Françoise Mégie compte plus de 35 ans comme médecin de famille et près de 30 ans comme professeure d’université. Arrivée au Québec en 1976, venant d’Haïti, elle a gravi les échelons de la profession médicale et de l’enseignement universitaire, jusqu’à l’obtention de son titre de professeure agrégée de clinique au Département de médecine familiale de l’Université de Montréal. Son implication universitaire lui a permis de participer au comité de soins aux personnes âgées et de travailler au sein du comité de révision du curriculum du Département de Médecine familiale de l’Université de Montréal.  Sa pratique médicale comprend la prestation de soins médicaux à domicile dédiées aux personnes âgées, aux personnes gravement handicapées et à celles en fin de vie. Elle est directrice médicale de la Maison de soins palliatifs de Laval. Depuis 2001 elle est conférencière invitée dans différents congrès et colloques au niveau international, national et provincial. Elle est membre de plusieurs associations professionnelles, elle a été présidente de l’Association des Médecins Haïtiens à l’Étranger et est actuellement présidente de l’Association Médecins Francophones du Canada. Depuis 2006 elle est rédactrice en chef du Bulletin de l’Association Médecins Francophones du Canada. Dre Mégie a reçu plusieurs prix pour ses contributions professionnelles, bénévoles et personnelles. 


Raymonde Saint-Germain

Raymonde Saint-Germain a eu une carrière distinguée au sein du gouvernement du Québec et est reconnue pour son intégrité et l’ardeur qu’elle met dans l’exécution de ses fonctions. Elle a servi à titre de haute fonctionnaire, occupant les postes de sous-ministre adjointe aux Relations internationales, sous-ministre des Services gouvernementaux, sous-ministre des Relations avec les citoyens et de l'Immigration et Éditrice officielle du Québec. Mme Saint-Germain a été désignée protectrice du citoyen à l’unanimité par les députés de l’Assemblée Nationale du Québec en juin 2011, et ce, pour un deuxième mandat consécutif de cinq ans. À titre de protectrice du citoyen, elle a commenté plus de 125 projets de loi et de règlement, notamment sous l’angle du respect des droits et libertés de la personne (en matière de santé mentale, de droits résiduels des personnes incarcérées, d’enquêtes indépendantes lors d’incidents policiers entraînant des blessures graves ou le décès de civils, de soins de fin de vie, de régime de protection sociale, de justice administrative, et de gouvernance). Elle a été vice-présidente (2009-2013) et présidente (2013-2015) de l'Association des ombudsmans et médiateurs de la francophonie. Elle s’est investie dans le développement professionnel de ses pairs en tant que formatrice au sein d'associations professionnelles et d'universités, et dans le mentorat de cadres pour la relève en emplois supérieurs et dans le bénévolat. On lui a décerné le Prix Orange 2009 de l’Association des groupes d'intervention en défense des droits en santé mentale pour son initiative d'examiner dans le cadre d'une enquête systémique les atteintes aux droits des personnes hospitalisées en psychiatrie.


Rosa Galvez, Ph.D.,  ing. 

Originaire du Pérou, Dre Rosa Galvez habite depuis plus de 32 ans au Canada et est devenue une des plus grandes spécialistes de la pollution environnementale et des mesures de contrôle. Elle est spécialisée dans de nombreux problèmes d’environnement qui peuvent affecter la santé humaine comme la pollution de l’eau, les déchets et les résidus, les sols contaminés et les répercussions environnementales des activités économiques comme l’exploitation minière ou le transport du pétrole. Sa position est axée sur les perspectives du recyclage, de la restauration des services écologiques, de la revalorisation (des déchets ou des sols) et de la protection des ressources naturelles non renouvelables. Comme experte et dans le cadre de collaborations à l’internationale, elle a collaboré avec des organismes gouvernementaux internationaux comme la Commission de coopération environnementale (qui appuie l’Accord nord-américain de coopération dans le domaine de l’environnement), et les accords Canada-États-Unis et Québec-Vermont pour protéger les Grands Lacs et le fleuve Saint-Laurent. Elle a participé à de multiples forums organisés par les Nations Unies. Elle est titulaire d’un doctorat en génie environnemental de l’Université McGill. Elle est professeure à l’Université Laval depuis 1994 au département de génie civil et de génie des eaux et elle est directrice de ce département depuis 2010. Avant cela elle était associée de recherche au Centre de recherche géotechnique de l’Université McGill. Sa carrière dans le milieu de la recherche l’a conduite dans de nombreux pays, notamment en France, en Italie, en Belgique, au Pérou, au Chili, au Brésil, au Mexique, au Japon et en Chine, où elle a créé des partenariats et participé à des projets d’ingénierie, en plus de créer des liens de collaboration avec les universités de ces pays. Elle contribue au Centre d'études nordiques, dont la mission est de soutenir le développement durable dans les régions du Nord grâce à une meilleure compréhension et à une meilleure prévision des changements environnementaux. Dans le domaine de la recherche, elle a étudié les répercussions d’un déversement majeur d’hydrocarbures dans le lac Mégantic, des mesures d’urgence et remédiation adéquates aux pétroles non-conventionnels. Elle a conduit pour le Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest une étude sur les indicateurs de durabilité de l’activité minière et discuté des impacts cumulatifs d’un projet de barrage hydroélectrique en Colombie- Britannique sur le bassin de la rivière Mackenzie. Elle a gagné de nombreux prix au Québec et à l’étranger.

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