Ottawa (Ontario)
29 novembre 2017

La juge Sheilah L. Martin est née et a grandi à Montréal. Elle a étudié le droit civil et la common law avant de s’établir en Alberta où, durant toute sa carrière d’éducatrice, d’avocate et de juge, elle a été motivée par son engagement envers la justice et l’égalité de tous devant la loi.

La juge Martin a obtenu un baccalauréat en droit civil et un baccalauréat en common law de l’Université McGill en 1981. Elle a ensuite obtenu une maîtrise en droit de l’Université de l’Alberta en 1983, ainsi qu’un doctorat en sciences juridiques de l’Université de Toronto en 1991. Elle a été admise au barreau de l’Alberta en 1989.

La juge Martin a travaillé comme chercheure et professeure de droit à l’Université de Calgary de 1982 à 1986. Dans les années 1980, elle a également enseigné dans le cadre du programme d’échange common law et droit civil organisé par le ministère de la Justice du gouvernement fédéral, et a été professeure invitée à l’école de droit Osgoode Hall. De 1991 à 1996, elle a été doyenne par intérim, puis doyenne de la faculté de droit de l’Université de Calgary. La juge Martin a donné des cours allant des transactions commerciales et de la théorie féministe du droit jusqu’au droit constitutionnel avancé.

De 1996 à 2005, la juge Martin a pratiqué en litige pénal et constitutionnel à Calgary. Sa pratique était très diversifiée et touchait à des questions d’ importance pour la société canadienne. Elle a ainsi agi pro bono pour le Fonds d’action et d’éducation juridiques pour les femmes et pour l’Alberta Association of Sexual Assault Centres dans des causes devant la Cour suprême du Canada. En 2000, elle s’est appuyée sur son savoir-faire dans le domaine de l’indemnisation des personnes condamnées injustement pour témoigner à titre d’experte dans l’enquête sur l’affaire Thomas Sophonow. À l’invitation de Phil Fontaine, chef national de l’Assemblée des Premières Nations, elle s’est jointe à l’équipe chargée de trouver une nouvelle approche en vue de redresser les torts causés par le placement forcé des enfants autochtones dans les pensionnats. Le travail qu’elle a accompli, de concert avec beaucoup d’autres personnes, a contribué à la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens.

La juge Martin a été nommée à la Cour du Banc de la Reine de l’Alberta en 2005. En 2016, elle a été nommée à la Cour d’appel de l’Alberta, de même qu’à celles des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut. Elle agit également en tant que juge suppléante à la Cour suprême du Yukon depuis 2009. L’engagement de la juge Martin à l’égard de l’enseignement et de l’éducation l’a accompagné tout au long de sa carrière au sein de la magistrature. Elle siège au Comité d’éducation du Conseil canadien de la magistrature et a travaillé auprès de nombreuses organisations à l’élaboration de programmes de formation judiciaire.

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